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Marchés de capitaux et déséquilibres économiques : d’une crise à l’autre

Référence de l'article : TBB3446
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écrit par Rémi BOURGEOT,

Les débats sur la gestion de la zone euro ont révélé une profonde incompréhension du statut de la dette dans les économies modernes, financiarisées. L’idée que les marchés financiers tiendraient un rôle de vigiles rationnels sur le front de la dette est particulièrement éloignée de la réalité. Plus encore, les grands principes qui structurent les marchés de capitaux, en particulier ceux qui tournent autour de la notion de liquidité, sont consubstantiels des flux et reflux, des bulles et des crises, qui touchent les grandes zones économiques. L’enchaînement les trois crises qui se sont succédé depuis 2007 (Etats-Unis, zone euro, pays émergents) éclaire le fonctionnement de cette architecture, dans le contexte des déséquilibres mondiaux. De plus, il apparaît que les modes financières ont une influence importante sur l’orientation  des stratégies économiques. A cet égard, l’engouement financier pour les pays du Sud de la zone euro, qui résulte notamment de la « déroute des émergents », apparaît comme porteur de risques. La compréhension de la logique des marchés de capitaux et du statut de la dette offrirait aux gouvernements les marges de manoeuvre nécessaires au retour d’une véritable croissance.

Le 6 mars 2014, le Président de la Banque centrale européenne, Mario Draghi, déclarait que la zone euro était un îlot de stabilité [1]. Il admet, par ailleurs, couramment que la reprise européenne est fragile et procède avec lenteur, face à une série complexe de risques économiques et financiers. Il existe donc un monde, celui des marchés de capitaux, où l’attractivité d’une zone ne dépend pas simplement de sa situation économique ni de ses perspectives, mais d’un système d’appréciation assez différent. Ainsi, alors que les marchés de capitaux internationaux condamnaient la zone euro, il y a moins de deux ans, dans un concert de conjectures quant à son explosion plus ou moins imminente, voici que cette zone, ayant à peine dépassé la barre qui délimite la croissance de la récession, devient une destination financière privilégiée. Il est vain d’essayer de comprendre cette logique singulière sans prendre en compte les effets de mode qui animent la planète financière et, en l’occurrence, les conséquences de la « déroute des émergents » sur la perception du risque en.....

Pour lire la suite de cette analyse détaillée de 9 pages, suivie de 3 pages de graphiques très riches, merci de cliquer sur ce lien :

http://www.robert-schuman.eu/fr/doc/questions-d-europe/qe-306-fr.pdf

(Rédigé le 17 Mars 2014)
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