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Produits alimentaires : les prix du sucre au plus bas depuis dix ans

Référence de l'article : MP7047
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écrit par le département des statistiques de la FAO,(8 Septembre 2018)

 

L'Indice FAO des prix des produits alimentaires est resté stable en août, tandis que les prix des céréales ont de nouveau augmenté et que ceux des huiles végétales et du sucre ont baissé.
L'Indice mensuel, publié le 6 septembre 2018,, affichait une moyenne de 167,6 points en août, soit une baisse de 5,4 pour cent par rapport au niveau enregistré en août 2017. L'Indice est resté inchangé depuis le mois de juillet.

L'Indice FAO des prix des céréales a augmenté de 4 pour cent au cours du mois, avec les prix du blé augmentant deux fois plus, et ce, en raison de la détérioration des perspectives agricoles dans l'Union européenne et en Russie. Les cotations internationales de maïs ont augmenté de 3 pour cent, tandis que les prix du riz ont quelque peu diminué pendant le mois.

L'Indice FAO des prix des huiles végétales a chuté de 2,6 pour cent depuis juillet, s'approchant ainsi de son plus bas niveau en trois ans, tandis que les cotations pour l'huile de palme, de soja et de tournesol ont toutes baissé face à des perspectives de production favorables et, pour ce qui est de l'huile de palme, à la faiblesse des importations mondiales.

L'Indice FAO des prix des produits laitiers a baissé en août, pour le troisième mois consécutif, soit une baisse d'1,5 pour cent compte tenu de volumes saisonniers relativement minces. Alors que les sécheresses pourraient avoir des répercussions négatives sur la production de lait dans plusieurs régions d'Europe et en Australie, les perspectives de production en Nouvelle Zélande, en revanche, s'améliorent.

L'Indice FAO des prix du sucre a baissé de 5,4 pour cent depuis juillet pour atteindre son plus bas niveau en l'espace de dix ans en raison de la dépréciation de la monnaie chez les principaux pays exportateurs que sont le Brésil et l'Inde :



 L’Indice FAO des prix du sucre était en moyenne de 157,3 points en août. Il accuse ainsi une baisse de 8,9 points (5,4 pour cent) par rapport à juillet et son niveau le plus bas depuis dix ans. La chute observée en août est essentiellement due à la dépréciation continue des devises brésiliennes et indiennes par rapport au dollar des États-Unis. Les exportations du Brésil et de l’Inde sont plus concurrentielles lorsque les monnaies de ces deux très importants exportateurs de sucre se déprécient par rapport au dollar des États-Unis, ce qui entraîne une augmentation de l’offre de sucre sur les marchés mondiaux. Les inquiétudes concernant les perspectives de production dans l’UE et en Asie, notamment en Inde et en Indonésie, n’ont pas suffi pour compenser la dynamique de baisse des cours internationaux du sucre induite par le rapport de change.

L'Indice FAO des prix de la viande est resté globalement inchangé pendant le mois, alors que les cotations pour la viande de porc et la viande ovine ont augmenté grâce à des importations conséquentes en provenance de Chine, une situation qui a permis de compenser la baisse des prix de la viande de volaille et de la viande bovine. Cette dernière était justement sous pression compte tenu des larges volumes disponibles à l'exportation aux Etats-Unis.

De nouvelles prévisions pour la production céréalière mondiale

La FAO prévoit que la production mondiale de céréales atteigne 2 587 millions de tonnes en 2018, soit une légère révision à la hausse par rapport à juillet et une baisse de 2,4 pour cent par rapport au niveau record enregistré l'année dernière.

Le dernier Bulletin sur l'offre et la demande de céréales, prévoyait une baisse de la production mondiale de blé de 14 millions de tonnes pour cette année, pour finalement lui faire atteindre 722 millions de tonnes, soit la plus faible récolte depuis 2013. Les conditions climatiques sèches et le temps chaud ont contribué à réduire les rendements à travers l'Europe.

D'un autre côté, la production mondiale de céréales secondaires a été revue à la hausse depuis juillet -15 millions de tonnes en plus - avec de meilleures perspectives pour le maïs en Chine, en Ukraine et aux Etats-Unis. Une situation qui permettra de compenser une baisse probable de la production dans l'Union européenne et en Russie.

La FAO prévoit maintenant que la production de céréales secondaires en 2018 atteigne près de 1 354 millions de tonnes, soit une baisse de 2,6 pour cent par rapport au niveau de 2017. Pendant ce temps, la production mondiale de riz devrait augmenter d'1,3 pour cent par rapport à l'année dernière, atteignant ainsi un nouveau record de près de 512 millions de tonnes en 2018, et ce, notamment grâce à une relance de la production au Bangladesh et au Vietnam et des relances importances dans certaines régions du Sri Lanka et des Etats-Unis.

La FAO a revu ses prévisions à la hausse concernant l'utilisation mondiale de céréales, à savoir 2 648 millions de tonnes, cela est principalement dû à une production plus importante de maïs qui sera utilisé pour nourrir les animaux ou encore à des fins industrielles, ainsi qu'à des récoltes suffisantes de riz.

Les stocks de céréales ont été revus à la baisse - en particulier en Chine, dans l'Union européenne et en Russie - et le rapport mondial stock-utilisation de céréales devrait chuter pour atteindre les 27,3 pour cent, soit son plus bas niveau en l'espace de cinq ans.

Les prévisions pour le commerce mondial de céréales pour la saison 2018/2019 ont été revues à la hausse pour quasiment atteindre les 414 millions de tonnes, soit une baisse d'environ 1,5 pour cent par rapport au niveau record enregistré il y a un an.

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(Cet article est composé de la fusion partielle de deux communiqués de la FAO de début Septembre 2018)

(Mis en ligne le 8 septembre)

 
 

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