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Areva et Mitsubishi Heavy remporteraient un contrat nucléaire turc de 22 milliards d’USD

Référence de l'article : MPT2230
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Le français Areva et le japonais Mitsubishi Heavy auraient emporté le contrat de construction de la deuxième centrale nucléaire turque, un site qui doit coûter 22 milliards de dollars (17 milliards d'euros), d’après les informations rapportées le 4 avril 2013 par le quotidien Nikkei, citant des sources turques et japonaises.

Construction franco-japonaise, exploitation française

Le journal a ajouté que le Ministère turc de l'Energie et des Ressources naturelles a informé le Gouvernement japonais et les dirigeants des deux Groupes de sa décision de leur accorder le contrat de construction de quatre réacteurs d'une capacité totale de 4,5 gigawatts (GW) sur le site de Sinop, sur les côtes de la mer Noire. Le Ministre turc de l'Energie, Taner Yildiz, a confirmé pour sa part que le Gouvernement turc était effectivement en négociation avec des consortiums franco-japonais et chinois. Il a toutefois indiqué qu'aucune décision n'avait pour le moment été arrêtée. « Je peux dire que les prédictions japonaises sont prématurées et que la course continue ». Le Ministre a cependant précisé avoir disqualifié les offres Sud-coréennes et canadiennes en raison d'un prix trop onéreux.

La construction commencera en 2017, le premier réacteur entrera en service à partir de 2023, et le site sera exploité par le français GDF Suez.

Toujours selon l'article de Nikkei, Ankara aurait proposé à Tokyo d'organiser un sommet début mai entre le Premier Ministre japonais Shinzo Abe et son homologue turc Recep Tayyip Erdogan, à l'issue duquel devrait officiellement être annoncée la préférence accordée au consortium Areva-Mitsubishi, qui a pris le nom d’Atmea.

La Turquie prépare sa place de troisième consommateur mondial

La Turquie, qui devrait devenir d'ici dix ans le troisième consommateur européen d'électricité à la place du Royaume-Uni, prévoit la construction de plusieurs centrales nucléaires sur cette période, pour réduire sa dépendance vis-à-vis des importations de pétrole et de gaz.

Un premier contrat a été attribué au russe Rosatom, qui compte lancer le chantier à la mi-2015 pour une centrale qui entrerait en service en 2019. Cette première centrale, représentant un investissement de 20 milliards de dollars, sera construite sur le site de Mersin Akkuyu, sur la Méditerranée, avec une capacité installée de 4,8 GW.

Des groupes du Canada et de Corée du Sud, mais également chinois, étaient également sur les rangs pour construire la centrale de Sinop.

 
DR avec Reuters

(Mis en ligne le Vendredi 5 Avril 2013)


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