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Iran-Irak… des bienfaits de l’intervention américaine …

Référence de l'article : MPI2883
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écrit par Aymeric de VILLARET,Expert des Marchés Pétroliers,

Titre provocateur ?

Oui, si l’on ne regarde que les informations quotidiennes faisant état des attentats frappant l’Irak, Non, lorsque l’on analyse les impacts économiques sur la production de ce même pays.

Depuis l’intervention militaire américaine en 2003, la production irakienne a augmenté de plus de 50% et si l’on croit les perspectives décrites par l’AIE (Agence Internationale pour l’Energie en mai dernier) celle-ci pourrait approcher les 5 Mb/j dès 2018.

Ainsi, alors que l’Irak a toujours produit moins de pétrole que l’Iran, il vient de dépasser la république perse en 2013 et c’est le double de la production de la république perse que l’AIE prévoit pour l’Irak à l’horizon 2018 !

Ce constat est d’autant plus intéressant que les deux pays ont les mêmes réserves de pétrole,démontrant s’il en était besoin l’influence des décisions d’investissements.

On peut en conséquence considérer que

  1. le renversement de Saddam Hussein en 2003 et la mise au pouvoir d’un régime plus favorable aux occidentaux a créé, malgré des attentats quotidiens, une situation favorable à l’arrivée d’investissements.
  2. l’opposition iranienne aux occidentaux accentuée par l’élection du président Mahmoud Ahmadinejad, a eu un effet diamétralement opposé, entraînant des arrêts de projets et un déclin à venir (déjà perceptible en 2012) de la production. Notons que les chiffres actuels de production communiqués par le gouvernement iranien sont supérieurs de 1 Mb/j aux sources secondaires.

En étant pragmatique, nous pouvons nous poser la question de savoir si un régime plus favorable aux occidentaux ne pourrait pas aider au redressement de l’Iran… et inverser la tendance négative prévisible de production dans les années à venir.

La victoire du modéré Hassan Rohani en juin à l’élection présidentielle iranienne peut laisser augurer quelques changements dans le pays, la meilleure preuve étant ses déclarations cette semaine : « dans aucune circonstance nous ne chercherons à obtenir des armes de destruction massive, dont des armes nucléaires, et ce ne sera jamais le cas. Nous ne cherchons à faire la guerre à aucun pays. Nous cherchons la paix et l'amitié vis-à-vis des nations de notre région ». Malgré une marge de manoeuvre, derrière l’ayatollah Khamenei, limitée, le ton semble évoluer vis-à-vis des occidentaux.

Au risque de paraître un peu provocateur, nous rappellerons qu’en 2002-2003, lorsqu’on analysait les intentions d’une intervention américaine en Irak (pour les armes de destruction massive), certains avançaient qu’un de leur but était le pétrole…

Pour lire la suite de cette étude, merci de cliquer sur le lien ci-dessous.

(Rédigé le 20 Septembre 2013)
Document mis en Annexe :