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Turbulences Grecques

Référence de l'article : MPG4262
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écrit par Jacques BLOT,Ancien Secrétaire Général Adjoint de la Défense Nationale, Ancien Ambassadeur,Conseiller en Géopolitique de Convictions AM (5 Janvier 2015)
Samaras a perdu son pari de faire élire un nouveau président grec. Il y aura donc des élections anticipées le 25 janvier, au lieu de l’échéance normale de juin 2016. La Constitution grecque stipule en effet que des élections doivent être organisées dans les 30 jours après la dissolution de la Chambre lorsque celle-ci n’est pas parvenue à élire un nouveau président. La nouvelle Vouli doit être convoquée dans les 30 jours après les élections. Sa première tâche sera d’élire le nouveau président. Il suffira au troisième tour d’une majorité simple. La Chambre comprend 300 députés, élus dans 56 circonscriptions selon un système proportionnel dit « renforcé ». Le parti qui arrive en tête bénéficie d’une prime de 50 sièges. Les 250 autres sièges sont répartis entre les formations qui obtiennent au moins 3 % des suffrages. Avec ce système, pour avoir une chance d’obtenir la majorité absolue à la Chambre un parti doit obtenir environ 35 % des voix. En 2012, la Nouvelle Démocratie avec 29,7 % des voix avait obtenu 129 sièges ; Syriza avec 26,9 %, 71 sièges ; le Pasok (12,3 %), 33 sièges. Quatre autres partis étaient entrés à la Vouli : les Grecs indépendants (nationalistes, dissidents de ND); Aube dorée (extrême droite) ; la Gauche démocratique DIMAR (centre gauche, dissidents du Pasok) ; le Parti communiste. L’alliance ND-Pasok- DIMAR bénéficiait d’une majorité de 179 voix, réduite à 155 lors du dernier vote de confiance en décembre 2014 (DIMAR a quitté la majorité en juin 2013).

Les sondages les plus récents placent Syriza en tête (dans une fourchette de 27 à 29 % des voix), devançant la Nouvelle Démocratie de 2 à 4 points. Par rapport aux sondages de novembre on constate une progression de ND de 2 à 4 points et un recul moyen de Syriza de 2 points. Le grand perdant serait le Parti socialiste (Pasok) qui passerait de 12,3 % en 2012 à 5 /6 % maintenant. Le parti DIMAR crédité de 1 % ne serait plus représenté, tandis que le nouveau parti centriste POTAMI (créé par des dissidents du Pasok), avec 6, 5 % à 7,5 %, entrerait à la Chambre, ainsi que les communistes (6 %) et l’extrême droite d’Aube dorée (6 %). Les Grecs indépendants sont juste au-dessus du seuil des 3 %.

Une victoire de Syriza reste probable aux  prochaines élections Les résultats restent donc encore indécis. Une campagne courte et dure devrait accentuer la bipolarisation. Une victoire de Syriza reste à ce stade la plus probable, mais on ne peut exclure que les Grecs en majorité défavorables aux élections anticipées ne préfèrent la prudence, comme en 2012. 

Pour lire la suite de cette analyse, merci de cliquer sur le lien ci-dessous.
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