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Grèce : NBG et Eurobank s’effondrent en bourse après l’interruption de la fusion

Référence de l'article : MPG2272
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Grèce : NBG et Eurobank s’effondrent en bourse après l’interruption de la fusion

National Bank (NBG) et Eurobank s'effondraient le 8 avril 2013 à la Bourse d'Athènes, l'annonce de la suspension de leur projet de fusion ayant déclenché un courant massif de ventes sur des anticipations de nationalisation des deux banques grecques.

Décision sous contrôle du HFSF

Dès le 7 avril, un responsable du Ministère des Finances grec annonçait que le projet de NBG d'intégrer Eurobank en vue de former la première banque grecque était suspendu jusqu'à ce que les deux établissements soient recapitalisés. Ce dernier avait ajouté que le Fonds de Stabilité du secteur bancaire grec déciderait par la suite de l'opportunité d'une fusion entre les deux sociétés, opération qui est mal vue par les créanciers internationaux de la Grèce : « La décision ultime sur la fusion sera prise pour le Fonds de stabilité financière hellénique (HFSF) ».

Vers 10h10 le 8 avril, les titres des deux banques chutent de 30% alors que l'indice de la Bourse d'Athènes recule de 1,8%. « La reconnaissance qu'il est peu probable que (les banques) parviennent à lever les 10% de capitaux nécessaires auprès d'investisseurs privés est négative pour les actionnaires qui pourraient se retrouver actionnaires d'une banque nationalisée », note Maria Kanellopoulou, analyste chez Euroxx Securities.

Dans le cadre du plan de recapitalisation des banques grecques mis au point entre Athènes et ses créanciers, les établissements doivent en effet trouver au moins 10% de leurs besoins en capitaux auprès d'investisseurs privés pour espérer ne pas passer sous le contrôle de l'Etat. Des doutes sur la fusion entre National Bank et Eurobank avaient déjà fait chuter les actions des deux banques la semaine précédente, -21,6% pour la première, et -38,8% pour la seconde. Les deux banques ont besoin d'un total de 15,6 milliards de capitaux frais pour porter leurs fonds propres au niveau de solvabilité exigé par la banque centrale.

Une taille inquiétante ?

National Bank a acquis en février 84,3% d'Eurobank via un échange d'actions, avec la volonté d'intégrer totalement les activités de sa cible vue de renforcer sa position en tant que première banque du pays. Toutefois, selon des sources bancaires proches du dossier, l'Union européenne, le Fonds monétaire international (FMI) et la Banque centrale européenne (BCE), les créanciers de la Grèce regroupés au sein de la troïka, se demandent si la nouvelle entité ne serait pas trop importante par rapport au produit intérieur brut (PIB) de la Grèce.

Les deux banques ont jusqu'à fin avril pour boucler leur recapitalisation. Le responsable déjà cité a réaffirmé que National et Eurobank seraient recapitalisées séparément. Eurobank a pour sa part déclaré qu'une réunion de son Conseil d'Administration était prévue le 9 avril sur sa recapitalisation.

 
DR avec Reuters

(Mis en ligne le Vendredi 12 Avril 2013)


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