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Fiche Pays : le Congo (Brazzaville)

Référence de l'article : MPC2867
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Fiche Pays : le Congo (Brazzaville)Pas de belle anecdote à raconter sur l’origine du mot : le Congo tire son nom du Royaume du Kongo, dont le nom vient de ses habitants, les Bakongo (Ba étant la marque du pluriel). Mais ceci ne dit pas d’où vient le mot Bakongo…

Par contre, plus facile, et plus connu, est l’origine du nom de la capitale Brazzaville : tout simplement de l’explorateur italien, naturalisé français en 1870, Pierre Savorgnan de Brazza, et qui fonde, lors de sa troisième expédition au Congo, Nkina en 1880 qui deviendra plus tard Brazzaville.

Ce Pays, très peu peuplé (4,4 millions d’habitants en 2013 pour une superficie de 342 000 km2), est resté pauvre très longtemps car ses ressources naturelles restèrent longtemps inexploitées, ou peu exploitées, et il fut longtemps affaibli par d’incessantes guerres civiles. Jusqu’au jour où, avec la hausse du prix du baril, l’exploitation des champs pétroliers a commencé à dégager des revenus de plus en plus substantiels.

Résultat : aujourd’hui, avec une production de 15 millions de tonnes, le Congo connaît des ratios financiers à faire pâlir d’envie la plupart des Pays de la Planète : il est maintenant classé deuxième au hit parade mondial des Pays selon le critère du « Gross national saving », avec un taux de 59% du PIB en 2011 (cf. le CIA World Factbook à la page « Republic of Congo »).

Ce chiffre surprenant découle d’autres, tout aussi flatteurs :

  • Balance commerciale excédentaire de 6,6 milliards de USD (soit 42% du PIB)
  • Balance courante en excédent de 1,9 milliard de USD (soit 12,5% du PIB)
  • Dette publique de seulement 2,7 milliards de USD (soit 17% du PIB)

Bref, le lecteur sera très surpris d’apprendre que ce Pays a bénéficié de l’initiative PPTE (Pays Pauvres Très Endettés) et a, en conséquence, bénéficié en 2010 d’une remise de sa dette de 1,9 milliard de USD, soit 50% de sa dette de 2009.

Même si le cours du baril était moins élevé dans les années qui ont précédé ce « royal cadeau », et que donc les ratios financiers cités plus hauts étaient moins favorables, cela reste incompréhensible, pour ne pas dire scandaleux.

Cela fera certainement plaisir aux ménages, modestes ou aisés, des Pays créanciers d’apprendre qu'en se cotisant, ils ont permis, via leurs impôts, de verser à ceux qui bénéficient de la rente pétrolière du pays de voir leurs comptes suisses ou singapouriens s’accroître encore un peu plus… Comment dit-on « sauf retour à meilleure fortune » en anglais du FMI ou de la Banque Mondiale ? Espérons que ce genre de clause, qui sert beaucoup dans le monde du privé, existe aussi, ou existera un jour, dans le domaine de la gestion de l’argent public…

Pour en savoir plus sur ce Pays, dont le sous-sol non encore exploité, recèle, d’après certains experts, de fortes potentialités en minerais, dont surtout le minerai de fer (plus de 1 milliard de USD de revenus supplémentaires pour l’Etat, d’après les informations du CIA World Factbook), merci de cliquer sur le lien ci-dessous.

(Rédigé le 13 septembre 2013)
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