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Le Canada souffre-t-il du mal hollandais à cause du pétrole de l’Alberta ?

Référence de l'article : MPC3496
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Le Canada souffre-t-il du mal hollandais à cause du pétrole de l’Alberta ?
écrit par A Chartered Financial Analyst, Montréal,

La « maladie hollandaise » se manifeste lorsqu’une augmentation des exportations de ressources naturelles mène à une appréciation de la devise, ce qui entraîne une désindustrialisation du secteur manufacturier.

Avec la campagne électorale provinciale qui s’abat au Québec, la question de la souveraineté a refait surface, puisque l’élection d’un Parti Québécois majoritaire ferait augmenter les chances de la tenue d’un troisième référendum. L’un des arguments les plus importants contre la souveraineté est certainement le trou que cela créerait dans le budget du gouvernement québécois. Présentement, le Québec reçoit environ $16 milliards du Fédéral (argent dépensé au Québec moins argent perçu en taxes au Québec par le Fédéral), dont $9 milliards en paiements de péréquation financés en majeure partie par l’Alberta.

En réponse à cet argument, la gauche (par exemple Thomas Mulcair, chef du NPD ici et ici, ou Darwin ici et ici) prétend que le Canada est « victime » de la maladie hollandaise, qui affecte négativement le Québec. On peut résumer cet argument par les trois affirmations suivantes :

  • Les exportations de pétrole des sables bitumineux de l’Ouest canadien ont engendré une forte appréciation du dollar canadien.
  • Cette appréciation du dollar a décimé le secteur manufacturier de l’Est du Canada, surtout du Québec, en minant sa compétitivité sur les marchés internationaux.
  • Conséquemment, si on inclut les coûts associés à la pollution et l’impact de la devise, le développement du pétrole de l’Ouest est une mauvaise chose pour le Québec. La péréquation n’est qu’une compensation partielle de ces effets négatifs.

La « maladie hollandaise » se manifeste lorsqu’une augmentation des exportations de ressources naturelles mène à une appréciation de la devise, ce qui résulte en une désindustrialisation du secteur manufacturier. J’ai consulté environ une quinzaine d’études qui ont analysé cette question, à savoir si le Canada souffre du syndrome hollandais ; certaines d’entre elles sont listées au bas de cet article. J’ai aussi déniché quelques données intéressantes sur la question. Voici les résultats de mes recherches.

L’impact du pétrole sur le taux de change

Le dollar canadien s’est fortement apprécié entre 2002 et 2007. Pendant ce temps, le prix du pétrole a été multiplié par 5.

Cependant, quand on place les deux variables en base 100, la corrélation n’est pas vraiment évidente.

J’ai cependant testé la relation par une régression linéaire. Le coefficient est significativement différent de zéro et le r-carré est de 18.6%, ce qui indique qu’il y a effectivement corrélation, mais y a-t-il causalité ?

L’autre manière de mesurer le taux de change est de le comparer à un panier de devises pondéré par les échanges commerciaux impliquant le Canada. Évidemment, les États-Unis représentent la majeure partie de ce panier étant de loin notre principal partenaire commercial. Chose intéressante, malgré le fait que le Canada est devenu un exportateur net de pétrole en 1983, notre taux de change effectif réel (ajusté pour le pouvoir d’achat et l’inflation) est présentement à peu près au même niveau qu’il ne l’était en 1983 !

En fait, notre devise s’est fortement dépréciée durant les années 1990, alors que le gouvernement du Canada générait d’imposants déficits fiscaux et était devenu très endetté. Puis, les réformes budgétaires sous le ministre des Finances Paul Martin ont ramené le Canada dans une meilleure situation financière vers la fin des années 1990s et au début des années 2000. Or si notre industrie manufacturière était mondialement compétitive durant les années 1980, pourquoi ne le serait-elle pas de nos jours ? La réponse est que le secteur manufacturier canadien a pris de l’essor durant les années 1990 justement grâce à l’effondrement de notre devise. L’évolution subséquente du taux de change n’a été en partie qu’un retour à la normale.

Est-ce que la croissance de production de pétrole des sables bitumineux a engendré la hausse du dollar canadien ? C’est ce qu’affirme la gauche souverainiste. Les mécanismes par lesquels cette relation aurait pu s’opérer sont 1) une hausse des exportations de pétrole et 2) une hausse des investissements étrangers dans l’industrie pétrolière.

Le Canada est un important exportateur de ressources naturelles, mais pas seulement de pétrole des sables bitumineux. Le pétrole ne représente en fait que 14% des exportations totales du Canada (Statcan 2013), et si on ajoute le gaz naturel et les produits raffinés, le total grimpe à 18%. Les métaux et minéraux représentent 13%, ce qui est tout de même non-négligeable. Je suis tombé sur des chiffres plus détaillés de 2010 sur Statcan qui chiffrent les exportations de pétrole à $52 milliards, de gaz naturel à $18 milliards, d’or à $14 milliards, de potasse à $5 milliards, de nickel à $3 milliards, d’aluminium à $6 milliards, de charbon à $6 milliards, de diamants à $3 milliards, de fer à $3 milliards et d’avoine à $5 milliards.

Environ la moitié de la production canadienne de pétrole en barils provient des sables bitumineux, mais c’est moins de la moitié en dollars puisque ce pétrole se transige à une escompte qui atteignait environ 40% il y a quelques temps. Le reste du pétrole provient surtout de l’Alberta, mais aussi de la Saskatchewan (15%) et de Terre-Neuve (13%). La production canadienne de nickel provient essentiellement de l’Ontario et bientôt du Québec lorsque la mine Dumont commencera ses opérations (devant ainsi la plus grande du monde). Le Québec est lui-même un exportateur important de métaux. En 2013, celles-ci totalisaient près de $13 milliards. On peut même dire que la province a connu un boum minier au cours de la dernière décennie, ce qui a aussi contribué à la force du huard. Environ 82% de la production d’or canadienne provient du Québec et de l’Ontario. Le Québec produit aussi de l’aluminium et du fer. Terre-Neuve produit du fer (au Labrador) alors que la Saskatchewan produit la potasse.

Les exportations de ressources canadiennes ne sont donc pas qu’une question de pétrole des sables bitumineux albertains…loin de là !

Par ailleurs, les prix des ressources exportées par les autres provinces canadiennes a aussi augmenté fortement. On constate donc que le « boum » pétrolier albertain n’est en fait qu’une partie du « boum » de ressources naturelles mondial que nous avons connu durant les années 2000 en conséquence de l’essor de l’économie chinoise.

Le graphique suivant montre l’évolution de la part des ressources naturelles dans les exportations canadiennes. Elle a fortement augmenté entre 1999 et 2012.

Le graphique ci-bas montre la part des exportations d’énergie et de ressources non-énergétiques dans les exportations (lignes du bas, échelle de gauche). On constate que ce n’est pas seulement le pétrole qui explique la hausse, mais aussi les autres ressources comme l’or, la potasse, le fer et les autres métaux industriels produits par le Canada. Entre 2002 et 2007, l’énergie (pétrole, gaz naturel, électricité) est passée de 10% à 20%, alors que les autres ressources sont passées de 10% à 15% de nos exportations.

En ce qui concerne les investissement étrangers au Canada, si on observe la variation des investissements directs, ils ont augmenté de $223 milliards entre 2002 et 2012, dont $54 milliards ont été vers l’industrie du pétrole & gaz naturel, alors que $50 milliards ont été déployés dans l’industrie manufacturière. Les investissements indirects nets (en actions) ont totalisé $114 milliards, mais ici je n’ai pas les chiffres spécifiques au secteur énergétique (j’estime qu’environ 30% de cette somme a été vers l’énergie).

Finalement, sur cette même période, $200 milliards de capitaux étrangers sont entrés au pays pour l’achat d’obligations gouvernementales. L’économiste Philip Cross souligne aussi que depuis 2007, la relation entre les exportations de pétrole et le taux de change est brisée. La raison est que suite à la crise financière, les achats d’obligations gouvernementales canadiennes par des étrangers ont explosé, contribuant à soutenir la valeur du huard. Entre 2008 et 2012, ces flux financiers ont totalisé $227 milliards, une somme presque équivalente aux exportations de pétrole durant la même période !

En cause, le système monétaire et bancaire canadien qui a été perçu comme un refuge comparativement aux États-Unis, au Royaume-Uni et à l’Europe continentale, où le risque de défaut souverain ou de faillites bancaires était accru. Pendant ce temps, nos banques étaient bien capitalisées, opéraient avec un surplus de liquidités et notre gouvernement fédéral avait un déficit petit relativement aux autres pays développés. Ces facteurs ont bien peu à voir avec les sables bitumineux, mais ont pourtant contribué à soutenir le dollar canadien.

L’analyse la plus intéressante concernant la devise canadienne est celle de Beine/Bos/Coulombe, qui sépare l’évolution du dollar canadien de celle du dollar américain. Ils ont découvert que l’appréciation de 49% du taux de change CAD/USD qui a eu lieu entre 2002 et 2007 provient à 62% de l’appréciation du CAD et à 38% de la dépréciation du USD. Donc l’appréciation de la devise canadienne n’est responsable que d’une hausse de 30% du taux de change.

Selon leur modèle, Beine/Bos/Coulombe ont découvert que depuis 1983 (année à laquelle le Canada est devenu un exportateur net d’énergie), les prix des ressources énergétiques et non-énergétiques ont un impact significatif sur le taux de change. Cependant, le coefficient des prix de ressources non-énergétiques est 2.5x plus élevé que celui des ressources énergétiques. Ce phénomène a été corroboré par deux autres études portant sur la relation entre les prix des ressources et le taux de change du dollar canadien. Selon eux, 63% de l’appréciation du taux de change CAD/USD est attribuable à l’évolution des prix des ressources. Et comme nous l’avons vu plus haut, le pétrole des sables bitumineux ne représente qu’une partie de ces ressources…

Le déclin du secteur manufacturier

Selon Serge Coulombe, de l’université d’Ottawa, la période d’appréciation du dollar canadien de 1987-2007 a été accompagnée d’une perte de 328,000 emplois manufacturiers au Canada, laquelle se décompose comme suit : 31% causée par l’appréciation du dollar canadien, 55% à la dépréciation du dollar américain et 14% à un déclin structurel non relié aux devises. Il conclut donc que la maladie hollandaise du Canada été très modérée.

Selon le chercheur Ryan MacDonald de Statistiques Canada, pour véritablement parler de Maladie hollandaise, il aurait fallu observer une baisse de la production manufacturière au Canada. Or, il estime que la production a augmenté de 1.3% entre 2003 et 2006. Il appert donc que le secteur n’a pas été victime d’une désindustrialisation comme le veut la théorie du syndrome hollandais. Depuis 2002, le secteur manufacturier canadien produit plus avec moins d’employés, donc sa productivité a augmenté.

Ce sont surtout les industries du textile et du vêtement qui ont souffert et les problèmes de ces industries avaient commencé bien avant l’appréciation du taux de change. En fait, l’accord de libre-échange conclu en 1995 prévoyait l’abaissement graduel des barrières tarifaires qui étaient élevées dans ces industries, sur une période de 10 ans. Vers le début des années 2000, ces tarifs avaient largement diminué, ce qui a contribué au déclin. Quant aux problèmes de l’industrie automobile, les pertes de parts de marché des producteurs nord-américains au profit des Asiatiques n’ont rien eu à voir avec le taux de change ; c’était une tendance structurelle de l’industrie qui a aussi été observée aux États-Unis.

Selon MacDonald, c’est l’émergence du secteur manufacturier chinois qui a causé le déclin manufacturier du Canada et de plusieurs autres pays développés. Pour lui, on devrait parler de syndrome chinois plutôt que de syndrome hollandais. En fait, le phénomène de syndrome chinois a été observé dans presque tous les pays industrialisés. La situation n’est pas spécifique au Canada.

L’économiste Philip Cross évalue qu’entre 2002 et 2011, 10 des 19 sous-industries du secteur manufacturier canadien ont connu une expansion de leur ventes nominales, alors que 9 ont connu un déclin. Il observe que ces 9 secteurs en déclin au Canada (dont le textile, l’imprimerie et les automobiles) ont aussi connu un déclin aux États-Unis; ce qui démontre que le taux de change n’est pas le principal facteur expliquant leurs problèmes. En fait, Cross insinue que la hausse des coûts d’énergie a été un facteur plus nuisible au secteur manufacturier canadien que le taux de change. D’ailleurs, un sondage mené par la firme Price-Waterhouse-Cooper en juillet 2012 souligne que 54% de nos entreprises manufacturières citent les prix de l’énergie comme étant leur plus grand problème, alors que seulement 37% mentionnent le taux de change. Qui plus est, l’appréciation du taux de change permet de réduire les coûts énergétiques des entreprises canadiennes…

En somme, le consensus qui émerge des études que j’ai consultées est que le secteur manufacturier canadien a été modérément touché par l’appréciation du taux de change, mais que c’est loin d’être la principale explication du déclin manufacturier observé durant les années 2000.

Le gain de pouvoir d’achat

L’avantage le plus important d’une devise forte, et pourtant celui dont on parle le moins, est le gain de pouvoir d’achat pour les consommateurs. En 2013, les importations du Québec en provenance de ses 6 plus importants partenaires commerciaux totalisaient $61 milliards. Si le taux de change était resté au niveau de 2002, ces importations auraient coûté $21 milliards de plus aux consommateurs québécois ! Au niveau du Canada en entier, le gain envers les 4 plus gros partenaires commerciaux (États-Unis, Europe, Royaume-Uni, Japon) se chiffre à $160 milliards ! Si on prend le chiffre de 328,000 pertes d’emplois manufacturiers de Serge Coulombe, ce gain de pouvoir d’achat équivaut à presque $500,000 par emploi perdu ! Et tel que mentionné précédemment, moins du tiers de ces pertes d’emplois est attribuable à l’appréciation du dollar canadien (et une encore moins grande proportion peut être imputable aux sables bitumineux).

Cet argument n’est évidemment pas visible pour la population puisque ces économies sont effacées par l’inflation monétaire. Si un bien que vous avez acheté des États-Unis pour $100 l’an passé vous coûte cette année $102 malgré une hausse de 3% du taux de change, difficile de mettre en évidence le fait que vous ayez économisé 3%. Pourtant, si le taux de change était demeuré stable, vous auriez dû payer ce bien $105.

Pour que cet argument soit valide, il faut évidemment que les commerçants repassent l’économie aux consommateurs plutôt que de l’utiliser pour gonfler leurs profits. C’est pourtant ce qui s’est produit. Les marges des détaillants canadiens ont en fait baissé ces dernières années grâce à l’expansion de Wal-Mart, Home Depot, Lowe’s et l’arrivée de récente de Target pour ne nommer que ceux-là. En fait, il n’y a que la SAQ qui n’a pas ajusté ses prix à la baisse suite au gain de pouvoir d’achat. Ainsi, une bouteille de vin rouge de Californie se vendra au Vermont pour la moitié de son prix de vente au Québec. C’est la conséquence d’un monopole de société d’État…

Le tableau ci-dessous présente les chiffres que j’ai utilisé pour obtenir la somme de $21 milliards de gain de pouvoir d’achat sur les importations québécoises.

Conclusion

L’une des choses surprenantes et intéressantes que j’ai apprises dans mes recherches sur le syndrome hollandais est que la Hollande n’a en fait jamais souffert du syndrome qui porte son nom ! Une étude du chercheur Michael Hutchison de la Banque de Règlements Internationaux publiée en 1990 a en fait démontré que le secteur manufacturier hollandais s’est adapté au changement, tout comme celui du Canada. Voici un extrait de la conclusion de son étude empirique, qui couvre aussi la Norvège et le Royaume-Uni en passant :

« For the economy of the Netherlands, where the term « Dutch Disease » was originally applied, very little systematic and long-term net adverse consequences of natural gas development on the manufacturing sector were found.”

Il semblerait donc que la maladie hollandaise soit un mal imaginaire…

En résumé :
  • Il est vrai que le dollar canadien s’est fortement apprécié entre 2002 et 2007, mais il n’est que revenu au niveau où il était au début des années 1980.
  • Au cours des années 2000, le Canada a bénéficié d’un boum d’exportations de ressources naturelles, incluant le pétrole, qui ne représente que 14% de nos exportations et dont environ la moitié provient des sables bitumineux albertains. Les autres ressources proviennent d’autres provinces, incluant le Québec.
  • Seulement 62% de la hausse du taux de change CAD/USD est attribuable à l’appréciation du dollar canadien, le reste est imputable à la dépréciation du dollar américain.
  • Seulement 63% de la hausse du taux de change CAD/USD est attribuable aux ressources naturelles en général.
  • Le dollar canadien a maintenu sa force suite à la crise financière grâce à des flux financiers étrangers investis en obligations gouvernementales, alors que le Canada a servi de refuge dans la tourmente.
  • Seulement 31% des pertes d’emploi manufacturier sont attribuables à l’appréciation du dollar canadien.
  • Malgré les pertes d’emplois, la production a tout de même augmenté. Les industries se sont adaptées et ont amélioré leur productivité.
  • Les pertes d’emplois ont été concentrées dans des industries qui ont connu un déclin pour d’autres raisons que le taux de change, comme le textile, l’imprimerie et l’automobile.
  • Le déclin manufacturier a été aussi observé dans tous les autres pays industrialisés et a été causé par l’essor de la Chine sur le marché mondial.
  • La hausse du taux de change depuis 2002 a engendré un gain immense de pouvoir d’achat pour les Québécois et les Canadiens.

Devant ces faits, il est évident que la rhétorique de la gauche et des souverainistes ne tient pas la route. Le boum des ressources a été bénéfique pour le Québec et le Canada. L’essor de l’industrie pétrolière de l’Ouest permet au Québec d’obtenir $16 milliards par année du gouvernement fédéral. La souveraineté survenant, le gouvernement québécois devrait couper les dépenses, hausser les taxes et/ou s’endetter davantage pour combler ce manque à gagner. Par ailleurs, le Québec bénéficie indirectement des investissements faits dans les sables bitumineux, qui totaliseront $364 milliards entre 2012 et 2035 selon le Conference Board.

Ce qui est le plus risible est que Pauline Marois a récemment déclaré que suite à la sécession du Québec, nous conserverions le dollar canadien comme monnaie ! C’était sans doute pour rassurer les marchés financiers comme quoi elle n’établirait pas une banque centrale inflationniste comme celle de l’Argentine. Néanmoins, dans ce scénario, le Québec aurait l’air de la Grèce au sein de la zone Euro (voir ceci). Si vraiment les souverainistes croient en la maladie hollandaise, il serait stupide de conserver le huard comme monnaie…

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Sources

Beine, Bos, Coulombe 2009.
Coulombe 2013.
MacDonald 2007 (Statcan).
Maier & DePratto 2008 (Banque du Canada).
Bayoumi & Muhleisen 2006 (FMI).
Shakeri, Gray & Leonard 2012 (IRPP).
Clarke, Gibson, Haley & Stanford 2013 (CCPA).
Krzepkowski & Mintz 2013.
Cross 2013.
Boadway, Coulombe, Tremblay 2013 (IRPP).
Arcand, Burt & Crawford 2012 (CB).
Corden 1984.
Hutchison (1990).
http://worthwhile.typepad.com/worthwhile_canadian_initi/2012/05/dutch.html
http://www.antagoniste.net/2010/02/01/
Entrevue avec Serge Coulombe

Article publié à l’origine sur le Site Contrepoints.fr et reproduit ici avec l’autorisation de l’éditeur :
http://www.contrepoints.org/2014/04/02/161584-est-ce-que-le-canada-souffre-du-mal-hollandais-a-cause-du-petrole-de-lalberta

(Mis en ligne le 4 Avril 2014)