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PMA : IDE en hausse de 20% en 2012, mais un total de seulement 26 milliards USD

Référence de l'article : MI2768
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écrit par Agnès LABORIE,

L’investissement étranger direct est central pour la problématique de développement, et occupe désormais une place de choix dans la plupart des pays du fait de la convergence de deux préoccupations : celle des entreprises qui souhaitent s’internationaliser, et celle des gouvernements qui désirent attirer de plus en plus de capitaux. Le 26 juin 2013, un rapport publié par la CNUCED a dévoilé un paradoxe concernant les IDE (Investissements Directs à l’Etranger) : malgré la contraction mondiale de l’investissement, ces derniers continuent à progresser en ce qui concerne les pays les moins avancés, ou PMA. En effet, et principalement grâce à l’Inde, les investissements destinés à ces pays continuent à croître, même s’il est vrai que les chiffres partent de très bas.

Mozambique : + 5, 2 milliards, et Birmanie + 2,2, mais fort recul de l’Angola : - 6,9 milliards de USD

Le rapport annuel 2013 de la CNUCED sur l’investissement dans le monde souligne en 2012 une hausse de 20% de ces flux d’investissements directs à l’étranger à destination des pays les moins avancés à 26 milliards de dollars. La majeure partie de ces investissements dits de « création de capacité » vers les PMA provient d’autres pays en développement, la CNUCED soulignant que « 20% des projets d’investissements de création de capacités dans les PMA en 2012 ont été financés par des entreprises indiennes ». Il faut noter que les investissements de « création de capacités » correspondent à de nouveaux investissements ou au prolongement d’investissements déjà existants, et ne doivent donc pas être confondus avec les investissements par fusion-acquisition.

Sont en hausse : le Cambodge (+73 %), le Libéria (+167 %), la Mauritanie (+105 %), le Mozambique (+96 %), l’Ouganda (+93 %) et la République démocratique du Congo (+96 %). Mais vingt d’entre eux ont en revanche subi un fort recul de ces IDE, « en particulier l’Angola, le Burundi, les Îles Salomon et le Mali ». Car, comme le précise le rapport, si « la part des flux d’IDE destinés aux PMA dans les investissements mondiaux est passée de 1,3 % en 2011 à 1,9 % en 2012, les cinq premiers pays bénéficiaires ont attiré 60 % de ces flux en 2012 ».

Répartition par secteurs

Au niveau macro, le rapport indique que « 20 % du total des investissements destinés aux PMA sont allés au secteur primaire, 50 % aux services et les 30 % restants aux activités manufacturières ». Il va sans dire que les plus grands besoins dans ces PMA concernent souvent les lacunes dans les infrastructures, et de fait, les investissements ont souvent été utilisés au développement de celles-ci : « Ces infrastructures ont attiré 75 % des investissements destinés aux services ». Mais le rapport pointe aussi le manque de diversification des investissements dans le secteur manufacturier.

(Rédigé le 11 Juillet 2013)