Se connecterS'abonner en ligne

Déjà 1 189 307 avis enregistrés sur la plateforme « Les Amoureux de la France » [1]

Référence de l'article : MC6419
ImprimerEnvoyer par mailLinkedInTwitterFacebook
écrit par Christian VANNESTE,Ancien député UMP, Président du Rassemblement pour la France,

 (Nota : pour ceux de nos lecteurs qui ont déjà lu la première partie, mise en ligne le 29 octobre, la deuxième partie commence au milieu de cette page —Merci d'utiliser le scroll down — NDLR)

Mercredi 25 octobre, Nicolas Dupont-Aignan, pour Debout la France, et Jean-Frédéric Poisson, pour le Parti chrétien-démocrate, entourés de la toute nouvelle députée de Béziers Emmanuelle Ménard, de l’ancien député LR Nicolas Dhuicq, du sénateur Jean-Louis Masson, de Julien Rochedy et sans doute de quelques autres, ont lancé la plate-forme participative « Les Amoureux de la France ».

L’idée de réunir les nombreuses personnalités et les groupes politiques qui se situent entre Les Républicains et le Front national n’est pas nouvelle. Robert Ménard avait créé « Oz ta droite ». Charles Millon, l’Avant-Garde. Les Amoureux de la France sont appelés à former une chaîne entre les deux grands partis de droite et d’extrême droite entre lesquels le fossé ne semble pas près de se combler. Mais sans doute l’idée est-elle moins de les relier que d’aspirer les uns et les autres vers un mouvement fondé davantage sur les idées et les valeurs que sur les tactiques et les calculs des politiciens.

Faisons un peu d’histoire et de géographie. L’histoire des Républicains est un conte de fées qui a mal tourné. Les trois familles traditionnelles de la droite, les gaullistes, autrement dit les patriotes, souvent souverainistes et plutôt conservateurs du RPR, s’alliaient aux démocrates-chrétiens et aux libéraux pour former l’UMP, qui peu à peu gomma les différences des uns et des autres au point d’interdire leur survivance.

Les Gaullistes bannis

Le souverainisme et la préférence nationale gaullistes furent bannis.
Les références chrétiennes, la défense de la famille, la lutte contre le PACS ou le mariage unisexe furent considérés comme une erreur d’un passé qu’il fallait éradiquer une bonne fois du parti.
Le libéralisme fut noyé dans une politique à la petite semaine qui vit culminer la dépense publique et les prélèvements obligatoires.
L’identité nationale et les références chrétiennes furent traitées comme d’innommables œillades à l’extrême droite.
Le parti est devenu un syndicat d’apparatchiks et d’élus n’ayant pour programme qu’un seul point : se faire élire ou réélire grâce à un appareil devenu une officine de placement électoral à l’affût des sondages et des médias, et travaillée de l’intérieur par des groupes de pression déconnectés de la masse des sympathisants et des électeurs. Les candidats étaient de droite parce qu’ils se présentaient contre ceux de gauche et d’extrême droite, réservant à ces derniers, concurrents plus qu’adversaires, les flèches les plus acérées.

Les pudeurs grotesques de certains à l’encontre de Sens commun, le refus des autres d’exclure des membres qui ont objectivement trahi le mouvement en soutenant des adversaires lors des sénatoriales, le ralliement des troisièmes à Macron parce qu’il a enfin supprimé l’ISF… pour les financiers disent à quel niveau ce parti est tombé. La péripétie du quorum est tournée en ridicule. Wauquiez pourra-t-il freiner ce processus mortifère ? Beaucoup en doutent.

À l’autre bout de la chaîne, le Front national – qui, sur de nombreux points, a pris la place du RPR – sort en lambeaux d’une série qui l’avait hissé en tête aux régionales, mais sans prendre la moindre région, et l’avait fait accéder au second tour de la présidentielle, mais pour faciliter l’élection de M. Macron. Logiquement, ce parti devait additionner le populisme, le conservatisme sociétal et le libéralisme économique tempéré par la préférence nationale. Souveraineté raisonnable pour ne pas faire peur, identité culturelle affirmée, défense acharnée des secteurs économiques traditionnels devaient être les piliers de son action. Il a trouvé le moyen de faire de ses atouts des faiblesses. La priorité donnée au souverainisme monétaire lui a fait perdre du crédit. Le poids des lobbys « progressistes » pour ne pas dire décadents, en son sein, a maintenu la distance avec les milieux chrétiens-conservateurs. L’argument migratoire a été sous-utilisé. Le résultat est l’étonnante réussite dans l’ancien bassin houiller du Nord, mais l’échec dans le Sud droitier : une faute stratégique majeure qui a vu partir les deux bouts de l’omelette, Philippot à « gauche », Marion Maréchal à droite.

La plate-forme participative "Les Amoureux de la France" veut combler ce vide créé par l’impéritie des grands partis de droite en France qui leur a fait prendre l’Histoire à contresens. Le tout est de savoir ses chances de réussite.

L’idée d’une plate-forme réunissant les partis, les associations, les laboratoires d’idées et les personnalités qui se situent politiquement entre Les Républicains et le Front national, le vide idéologique du premier et la difficulté à s’ouvrir du second, va dans le bon sens. Si cette tentative réussit, il devra s’agir d’une chaîne destinée à réunir plutôt que d’une nouvelle formation concurrente des deux premières. Bien sûr, nul n’est naïf au point de croire que les dirigeants, les élus et les apparatchiks des partis se précipiteront pour accueillir à bras ouverts les nouveaux venus. Mais, en revanche, il pourrait en être tout autrement des sympathisants et des électeurs potentiels, fatigués des échecs répétés, des fautes stratégiques, des « batailles narcissiques » et des dérives idéologiques.

On pourra reprocher au titre son caractère mièvre ou fleur bleue qui n’est peut-être pas à la hauteur des enjeux. Il y a là, sans doute, la triple volonté d’être dans le ton de l’époque, de ne pas faire peur en affichant le moindre extrémisme et de rester ouvert. Néanmoins, les amoureux ne doivent pas être langoureux mais déterminés. Certes, la France a de beaux restes, mais ils sont menacés, et on ne peut minimiser les dangers. […] Sa démographie a reculé après la Révolution, et s’est effondrée durant la première partie du XXe siècle, notamment à cause de la saignée subie lors de la Grande Guerre. Elle n’avait retrouvé des couleurs qu’au lendemain du second conflit mondial.

De la justesse du concept de "solidarité mécanique" de Emile Durkheim

Aujourd’hui encore, elle semble en meilleure posture que la plupart des autres pays européens qui vieillissent au point de dépérir. Il faut se garder d’une illusion. L’immigration y joue un rôle essentiel, qui transforme profondément la population et entraîne des conséquences perceptibles dans les performances scolaires de notre pays et dans son niveau de cohésion sociale, ce que Durkheim appelait la « solidarité mécanique » de ceux qui forment un groupe solidaire parce qu’ils partagent une identité. La poursuite d’une politique d’immigration, notamment en provenance de pays culturellement éloignés, est suicidaire. [..] C’est le président Poutine qui aurait pronostiqué que la France deviendrait la colonie de ses anciennes colonies. L’absence de préférence nationale dans notre politique familiale, l’abandon progressif de celle-ci, tandis que de prétendus « progrès » sociétaux portaient atteinte à l’institution familiale et que l’immigration était encouragée pour des raisons bassement électoralistes constituent le lourd bilan du socialisme, insuffisamment combattu par la soi-disant « droite ». Le mot « trahison » ne serait pas usurpé.

La priorité des priorités est de stopper ce processus mortel en restaurant l’objectif d’une identité réelle du peuple français. Celle-ci n’est pas raciale mais culturelle, et elle exige que ceux qui peuvent la transmettre soient préférés à ceux qui en possèdent une autre. La diversité est enrichissante dans les échanges. Elle n’amène que la confusion et l’affaiblissement dans la transmission.

La restauration d’une Éducation nationale digne de ce nom est donc indispensable. La langue y a le premier rôle. Il faut saluer la mise en garde de l’Académie française dénonçant le péril que fait courir la stupidité « pédagogique », mais surtout idéologique de l’écriture inclusive. Une fois encore, un groupe de pression peu nombreux, obsédé par des questions infimes justement ignorées des Français, occupe des places stratégiques qui lui permettent de développer des débats sans intérêt et d’obtenir des évolutions pernicieuses. […] Une langue est un être vivant qui a sa vie propre. Il faut lui laisser sa spontanéité, en maintenant suffisamment de rigueur pour que les locuteurs s’expriment clairement et se comprennent. Toute volonté de la diriger impérativement et dès le plus jeune âge est suspecte.

Une Nation est comme un fleuve qui irrigue

Il en va de même pour l’Histoire. Une nation est comme un fleuve. Ceux qui le prennent en chemin à leur naissance, ou à leur arrivée quand ils souhaitent se mêler à lui, doivent recevoir en héritage ou en cadeau de bienvenue un récit national. Celui-ci devra mettre l’accent sur ce qui unit plus que sur les sources de division. Le sentiment d’appartenance à un pays, et la fierté qui peut l’accompagner, sont des vecteurs nécessaires de l’intégration.

L’exemple funeste de la Catalogne doit nourrir la réflexion des Français. La démocratie ne doit pas se laisser aller à la démagogie et à l’anarchie. Elle exige la souveraineté populaire et l’État de droit. […] La Catalogne n’a jamais constitué un État indépendant. Au XVe siècle, elle faisait partie du royaume d’Aragon qui s’est marié, au sens propre du terme, à celui d’Espagne. La persistance d’une langue régionale et la démagogie des « indépendantistes » suscitent aujourd’hui une fièvre séparatiste, alors que plus de la moitié des habitants de cette région se sentent espagnols.

Le sentiment d’appartenance est le fondement d’un peuple et ce dernier est la base incontournable de la démocratie. […] La France est le plus ancien des États-nations européens. Son unité est très forte, fondée sur une longue histoire commune, sur une langue et une culture qui sont le cœur de son identité. Il est criminel de dilapider ce trésor en favorisant le communautarisme. […] La porosité créée par le regroupement familial et par le droit du sol doit cesser.

Le droit du sang, c’est-à-dire la transmission de la nationalité par héritage de parents à enfants, est une conquête de la Révolution qui doit être sauvegardée.
Le droit du sol, qui d’une certaine manière était la règle sous la monarchie, lorsque ceux qui naissaient sur le sol d’un monarque dépendaient de lui, n’est présenté comme républicain, que par un double mensonge entretenu par les socialistes pour se créer une clientèle électorale dans les banlieues. […]

Reconnaître la diversité des familles spirituelles

Deux questions subsistent cependant : celle de la multiplicité des appartenances nationales, d’abord. 3,3 millions de Français ont une double nationalité, voire plus. C’est le cas d’élus nationaux, voire de ministres. Une telle situation est pernicieuse. La double nationalité devrait exclure ses détenteurs de toute fonction politique dans notre pays. L’acquisition de la nationalité française devrait obliger à la renonciation à toute autre allégeance, avec des exceptions : pour services rendus au pays, par exemple. La déchéance de nationalité de tout individu pouvant se réclamer d’un autre pays devrait évidemment être prononcée en cas de menées hostiles à la France. Il est absurde qu’on ait pu faire un débat sur une telle évidence. Il reste la question de la religion. Certes, certains brandissent la « sacro-sainte » laïcité qui serait un pilier de la République pour interdire de la poser. […]

Il est bon, comme l’a fait Maurice Barrès, durant la Grande Guerre, de reconnaître la diversité des familles spirituelles de notre nation qui concourent à sa richesse spirituelle et matérielle. Mais il n’est pas absurde de saluer une primauté du catholicisme en France à la manière de l’orthodoxie en Russie. […] Les traditions protestante et juive, bien que minoritaires, ont également irrigué la France. Il faut les saluer. L’islam est aujourd’hui la seconde religion pratiquée sur notre sol. La considérer d’un point de vue laïciste, c’est-à-dire en gommant sa spécificité, pour le plaisir de nuire au catholicisme, aboutit à une impasse. […] D’abord, elle n’a en rien participé à notre histoire, si ce n’est par les menaces anciennes qu’il a fallu combattre. En second lieu, […] elle se veut universelle et par tous les moyens, y compris les plus violents parfois ; [et] elle ne sépare pas le politique du religieux. On peut encore relever les obstacles qu’elle élève devant les principes fondamentaux de liberté et d’égalité, en interdisant l’apostasie ou en traitant de façon inégale les hommes et les femmes, les musulmans et les autres. Enfin, l’absence de réciprocité des États majoritairement musulmans est inquiétante. Nous acceptons tranquillement qu’aucune église ne soit érigée en Arabie saoudite, qui finance la construction de mosquées chez nous. Il n’y aurait donc rien d’étonnant à ce que le culte musulman soit évidemment libre, notamment pour les Français musulmans qui ont servi la France, comme les harkis et leurs familles, mais que la propagation de cette religion ne soit nullement encouragée. Il en va de l’identité, de l’unité de notre pays et peut-être même de la paix qu’il faut y garantir. 


---------------------   Deuxième partie mise en ligne le 5 Novembre 2017   ----------------------


La démocratie libérale est la forme institutionnelle qu’a revêtue la liberté politique. C’est le régime qui permet à chacun d’exprimer son opinion et de participer à l’expression de la volonté générale.

La démocratie repose sur deux piliers : la souveraineté du peuple et l’État de droit.

Le premier garantit que les citoyens d’une nation choisissent leur destin sans obéir à une puissance étrangère. Le second protège les libertés de ces citoyens contre les abus des pouvoirs et les empiétements sur leurs droits. La souveraineté est un principe, mais c’est aussi une réalité. Le principe est intangible. La réalité est variable.

Par un beau paradoxe, des États capables d’assurer leur indépendance, comme la France ou l’Allemagne, ont renoncé à une partie de leur souveraineté au sein de la construction européenne, tandis que des micro-États la proclament ou que des régions la revendiquent sans avoir les moyens de l’assurer. La France possède l’arme nucléaire et les moyens de l’utiliser. Elle siège au Conseil de sécurité de l’ONU comme membre permanent. C’est donc un pays souverain qui ne doit renoncer à sa souveraineté que de manière volontaire, limitée, et dans son intérêt.

La France a très souvent adopté une politique internationale libérée de toute autre préoccupation. Elle n’a pas hésité à s’allier avec le Grand Turc pour desserrer l’étau des Habsbourg. La République s’est unie à la Russie tsariste contre l’Allemagne. Le Président Chirac n’a pas suivi les alliés américains dans leur aventure irakienne. Il faut renouer avec cette tradition d’indépendance, notamment en quittant l’OTAN, et en nous dégageant du poids de cette organisation sur l’Europe. Le Moyen-Orient montre à quel point les États-Unis se sont fourvoyés, ou nous ont trompés, et à quel point la politique russe du président Poutine a été plus pertinente que celle d’Obama. Il n’est pas exclu que des États européens nous suivent dans cette direction.

Joseph de Maistre écrivait ceci à Louis de Bonald : « Une nation peut-elle mourir sur son propre sol sans transplantation ni pénétration, uniquement par voie de putréfaction, en laissant parvenir la corruption jusqu’au point central, et jusqu’aux principes originaux et constitutifs qui font ce qu’elle est ? »
C’est exactement la question qui se pose à notre pays.

Souveraineté et identité sont les deux côtés de la même pièce

L’Empire romain ne s’est pas effondré d’un coup à la suite d’un grand désastre militaire, submergé par une invasion. Il s’est dépeuplé, a perdu les moyens d’assurer sa défense et a eu recours à des immigrés et à des supplétifs pour combler les vides économiques et militaires. Si la décadence avait ruiné les valeurs qui avaient armé les élites et le peuple de Rome, le christianisme a permis à l’Empire d’Orient de survivre un millénaire et de convertir les nouveaux arrivants, mais sans empêcher qu’ils prennent le pouvoir en Occident.

La « peste blanche », l’effondrement démographique européen, la décadence des élites, la propagation de l’hédonisme, du narcissisme, du relativisme à partir de l’oligarchie qui règne en particulier dans notre pays, le poids d’une population immigrée en provenance de pays culturellement éloignés dressent un paysage analogue à celui de la chute de Rome.

Le fait que notre scepticisme nous amène à cette impasse qui consiste à respecter de manière identique des religions qui n’ont pas le même degré d’intolérance et à limiter, paradoxalement, la liberté de les critiquer est très inquiétant. Il est plus que temps de défendre le « limes », temporel et spirituel, de retrouver notre maîtrise des frontières et de restaurer la transmission décomplexée de notre identité. Souveraineté et identité sont les deux côtés de la même pièce.

Les prisons françaises sont surpeuplées car trop peu nombreuses

« La liberté dans un citoyen est cette tranquillité d’esprit qui provient de l’opinion que chacun a de sa sûreté. » Cette phrase de Montesquieu fixe la priorité essentielle de toute politique démocratique. […] La liberté est la valeur essentielle. C’est elle qui donne à la politique sa dimension humaniste en reconnaissant à tout homme adulte la capacité de choisir en raison et d’assumer la conséquence de ses choix.

La liberté n’est donc pas le caprice et elle doit être protégée dans les limites qui lui sont reconnues. La sécurité n’est donc pas un obstacle à la liberté, mais au contraire sa condition de possibilité première. Un État qui laisse se développer la délinquance ne protège plus la liberté de ses citoyens. Un État qui entrave sans cesse et de plus en plus leur liberté d’expression n’est plus une démocratie libérale. Or, c’est sous ces deux formes que la France s’est éloignée des principes qui ont été établis par des penseurs français comme Montesquieu ou Voltaire. Cette évolution est une trahison. Elle a été dénoncée par Soljenitsyne dans son discours de Harvard, Le Déclin du courage : « Aujourd’hui, les sociétés occidentales nous révèlent qu’il y a une inégalité entre la liberté d’accomplir de bonnes actions et la liberté d’en accomplir de mauvaises ».

Un égalitarisme obsessionnel est devenu d’autant plus exigeant que l’inégalité de la richesse progressait. Les « droits à » égaux pour tous ont remplacé les « droits de » qui sont avant tout réservés aux citoyens, entre lesquels doit effectivement régner une égalité politique et juridique. Il n’y a aucune raison de donner le droit de vote à des étrangers qui, par définition, ne sont pas des citoyens. Il n’y avait aucune raison d’attribuer à des comportements, différents par nature, les mêmes droits. Le mariage n’intéresse la société que dans la mesure où il permet de fonder une famille. On en a fait la reconnaissance « officielle » d’une relation affective privée dont la société n’a pas à se mêler. De même, les comportements à risque représentent un coût social que l’État ne peut prendre en charge pour complaire aux caprices des individus. La drogue est un fléau qu’il ne faut pas prendre à la légère, comme l’a fait récemment le Président Macron, au milieu de jeunes fumeurs de cannabis guyanais, avec une surprenante et démagogique « complicité ».

La Justice doit être dissuasive, réparatrice et restauratrice

La liberté exige donc le rétablissement d’une démocratie ferme. La liberté de penser et de s’exprimer doit se dégager du carcan qui peu à peu l’a étranglée dans le réseau des « phobies » que les idéologues de gauche ont inventées et que des juges partiaux punissent parfois avec sévérité. L’injure et la diffamation doivent être sanctionnées, la pensée dissidente ou rebelle doit être tolérée dès lors qu’elle ne suscite pas la violence ou la désobéissance civile.[…]

Des décisions administratives doivent évidemment suffire à décider du sort de personnes qui n’ont aucun droit d’être présentes sur le territoire national. Les peines doivent être appliquées sans qu’un juge de plus puisse remettre en liberté trop tôt un récidiviste dont il aura mal appréhendé la dangerosité. Les prisons françaises sont surpeuplées parce qu’elles sont trop peu nombreuses. La Justice n’a pas à se muer en gestion hôtelière. Elle doit être dissuasive et réparatrice, réparatrice envers les victimes d’abord, et restauratrice pour les condamnés qu’elle doit aider à se reconstruire et à se réinsérer. C’est évidemment le travail qui est son outil le plus probant. Il pourrait systématiquement remplacer la prison sous la forme du travail d’intérêt général pour les délits les moins graves et être largement utilisé pendant l’incarcération pour en finir avec l’indécent spectacle de criminels logés, nourris, bénéficiant de contacts physiques avec leurs proches, regardant la télévision, jouant, recevant une formation gratuite, comme si la détention constituait le tout de la peine, à adoucir sans cesse davantage. L’impuissance de l’administration pénitentiaire à empêcher la circulation de la drogue ou l’utilisation des portables en prison est écœurante. Il est anormal qu’un condamné puisse choisir de travailler ou non. Son hébergement, la réparation de la victime, sa réinsertion passent par un travail obligatoire.

Instaurer le referendum d’initiative populaire

[…] On dira, bien sûr, que de telles réformes sont impossibles. Il existe un levier qui permettrait à notre nation de s’extirper du marécage où elle s’enlise. C’est le référendum d’initiative populaire, la « votation suisse ». Ce devrait être le premier cadeau des Amoureux de la France à leur pays.

____________________________________________________________________________
Article reproduit en licence CC BY NC SA avec l'autorisation de l'éditeur :
http://www.bvoltaire.fr/amoureux-de-france-iii/ 

(Première partie mise en ligne le 29 Octobre 2017 et deuxième partie mise en ligne le 5 Novembre 2017)

Nota: titre et intertires sont de la rédaction

Pour en savoir davantage:

Ceux de nos lecteurs qui souhaiteraient en savoir plus sur la plateforme "Les Amoureux de la France " peuvent cliquer le lien ci-dessous:

https://www.lesamoureuxdelafrance.fr/

[1] : déjà 1 189 307 avis enregistrés sur la plateforme au 5 novembre 2017 à 18h35 au moment de la mise en ligne de cet article :


 

Articles similaires
Il faut aller voir l'exposition...La belle histoire de la météorite de Caille,...De l’agnotologie : quels chemins empruntent la...Éducation, lecture, calcul : la France déclassée,...Aix-en-Provence : voici la belle Histoire du...Prophétie de Jean-Paul II sur l’invasion de...Semaines Sociales de France : les catholiques...En Août 70, les Romains ont-ils détruit le temple...Philippe de Villiers reçoit le même prix que Walt...16 Novembre 1917 : un tigre à la présidence du...La révolution d'octobre 1917 ou la négation...La calligraphie Chinoise : l'écriture du...Écriture inclusive : ce qui se conçoit bien...« La plus belle place du monde » : l'amour...Attention à l'engrenage de la repentance :...Les maths seront-elles sauvées en France par la...L’écriture inclusive menace la liberté...De la force symbolique du drapeauLa longue histoire du zéro : cinq siècles plus...Le déclin historique de la violence: une thèse...A propos du livre "Le mythe de la...Le Maire de Béziers réagit au départ de Florian...40 ans de fantasmes sur l’extrême-droite pour...Un sous-marin allemand datant de 14-18 découvert...Terrorisme islamiste: ces infiltrés qui ont...A l'échelle de l'évolution du travail,...Les réseaux sociaux ont fait plier LIDL : la...Expédition La Pérouse : qu’est-il arrivé aux...OUI à la survie de la culture européenneÉvolution du travail : non, il n’y a pas de...De la participation de Français à la guerre de...Comment l’apprentissage de la lecture transforme...Bombardement historique du marché de l'ArtLa politique éducative vue par le nouveau...18 Juin 1917 : grand défilé patriotique aux...Qu' y a-t-il derrière la nouvelle industrie...Une française obtient le "prix Nobel...8 Juin : c'était la journée d'hommage...Michel Onfray, tel un La Bruyère, touche et fait...Manchester : "Ils ont oublié que...L'école de demain, selon le nouveau ministre...« Et en même temps » : une pensée macronnienne de...La déclaration Schuman, ou le complot du 9 Mai...7 mai 1917 : après le carnage d'avril, les...Le triangle d'incompatibilité de la...L'étourdissante vitesse de fabrication de...Pourquoi la guerre est-elle une illusion si...La France n°2 mondial en mathématiques, grâce aux...Ce que l'Histoire de nos peurs nous apprend...« 500 ans de Réforme », ou quand les élites...Emmanuel Macron et la « décomposition française »...Le petit Macron illustré : le Peuple, l'Art,...