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France : la reprise, enfin !

Référence de l'article : MPF4343
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écrit par la Direction de la Recherche Economique,XERFI-Prévisis (11 Février 2015)

La reprise française apparaît plus solide que prévue : baisse de l’euro de forte ampleur, baisse des prix de toute la gamme des matières premières de plus forte ampleur encore (ce qui neutralise le choc de coûts importés lié à la dépréciation de l’euro) et baisse supplémentaire des taux d’intérêt. La configuration est inédite puisqu’elle s’assimile à un choc positif simultané sur l’offre et la demande, ce qui le rend particulièrement efficace. De quoi placer l’économie française sur de bons rails et entrevoir enfin le retour d’une croissance digne de ce nom. 



Pétrole : une cagnotte de 275 euros par ménage ! On l’attendait amorphe, la consommation des ménages va au contraire reprendre de la vigueur en 2015 et soutenir la croissance. A l’œuvre, le surcroît de pouvoir d’achat donné par la baisse du prix du pétrole. Conséquence, les prix à la pompe diminuent, tout comme ceux du fioul domestique.

Compte tenu du poids de ces dépenses dans la consommation totale des ménages, l’économie espérée pour l’ensemble de l’année s’élève à 8 milliards d’euros pour les ménages. Et encore, ce chiffre n’intègre pas les effets de second tour de la baisse du pétrole sur tous les prix des produits dont la composition comprend du pétrole ou ses dérivés. Huit milliards d’euros, l’enveloppe est bien garnie : c’est un gain instantané de 0,6 point de pouvoir d’achat pour l’ensemble des Français, l’équivalent de 275 euros par ménage. De quoi espérer provoquer un véritable choc de consommation ! On pourrait néanmoins arguer que les ménages risquent se réfugier dans des comportements d’épargne de précaution face à un marché du travail anxiogène. C’est vrai, quand un complément de pouvoir d'achat est dû à des facteurs ponctuels et n’est pas donc pas considéré comme un revenu permanent, les ménages ont d'abord tendance à l’épargner si le contexte économique reste morose. Mais ce scénario n’est pas le plus probable :  

  • parce que la légère embellie de la demande pourrait marquer une trêve dans la hausse du chômage en seconde partie d’année ;  
  • parce que ce sont d’abord les ménages modestes, les plus éloignés des centres-villes et donc les plus énergivores, qui vont d’abord profiter de la baisse du pétrole. Ce sont aussi ceux qui ont la propension à consommer la plus forte.  

Alors certes, il ne faut pas s’attendre à un miracle du côté des salaires cette année. Mais la bouffée d’oxygène donnée par le pétrole et des prix très bas ont de quoi faire décoller la consommation. Et c’est peut-être pourquoi, contre toute attente, le climat des affaires a brutalement rebondi dans le commerce de détail et d’automobiles. Il est repassé au-dessus de sa moyenne de long terme. Des commerçants confiants dans l’avenir, dont les ventes prévues sont aussi en hausse, tout comme leurs intentions de commandes. Initialement prévue à 1% dans notre scénario initial, la hausse des dépenses des ménages atteindrait finalement….
 

Pour lire la suite de cette analyse, merci de cliquer sur le lien ci-dessous.

 
(Mis en ligne le vendredi 13 Février 2015)

Document mis en Annexe :
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