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L’AFG a un nouveau Président

Référence de l'article : IP4681
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écrit par Frédéric BOMPAIRE,(19 Juin 2015)


Le mardi 9 Juin, l’AFG a tenu sa grande réunion annuelle, les Enjeux de la gestion. Les tables rondes de la fin de journée ont été introduites par le Président sortant, Paul Henri de la Porte du Theil, et conclues par le nouveau président, Yves Perrier, directeur général d’Amundi. Il s’agit d’un changement majeur d’organisation dans la vie de l’Association qui regroupe les Sociétés de Gestion de Portefeuilles françaises : à une longue lignée de présidents issus de l’industrie et acceptant de prolonger bénévolement leur activité au bénéfice de la profession au moment où ils quittaient des fonctions de direction se substitue pour la première fois la désignation, à l’unanimité des administrateurs, d’un président dirigeant effectif d’une SGP.

Ce premier discours du nouveau Président de l’AFG a été l’occasion de rappeler les qualités humaines, diplomatiques et professionnelles de son prédécesseur qui ont été si utiles au cours des 6 dernières années. Des années marquées par l’inflation règlementaire en réponse aux crises des marchés financiers enregistrées depuis 2007. Mais c’est également la haute tenue de l’industrie  de la gestion, qualifiée de « fleuron de l’industrie financière française », qu’a voulu souligner d’emblée Yves Perrier. Une industrie qui a su trouver la voie du développement en exportant son savoir-faire et sa technicité. L’image employée pour illustrer le rôle de la gestion pour compte de tiers au service de l’économie, c’est celle du pont qui relie les deux rives d’une épargne abondante et craintive d’une part et les besoins de l’économie réelle d’autre part pour soutenir l’investissement des entreprises ou le financement des infrastructures qui sont les clés de l’emploi et la croissance. Le gérant apparaît comme un passeur d’épargne vers les projets de développement porteurs de valeur.

Mais le discours n’a pas été qu’optimiste et, en réponse aux ouvertures du directeur du Trésor qui avait souhaité que les professionnels s’expriment et contribuent à la réflexion du ministère en réponse au projet de l’Union des marchés de capitaux (UMC) européens, Yves Perrier a cité 3 défis :

  • La fiscalité : il ne s’agit pas uniquement de dénoncer le caractère mortel pour l’industrie française d’une taxe sur les transactions financières qui  ne s’appliquerait que dans 11 pays et qui frapperait les gérants français du seul fait de leur domiciliation ; non, il s’agit de repenser les incitations et messages contreproductifs délivrés par la fiscalité française qui favorise l’épargne liquide placée sans risque dans des livrets réglementés au détriment de l’épargne investie sur le long terme dans des produits risqués ;

 

  • La recherche de la « bonne régulation » qui gradue ses exigences en fonction du niveau de risque, s’exprime sous forme de principes plutôt que de règles précises et souvent mal adaptées et qui soit la garante d’une concurrence honnête et équilibrée entre les acteurs des professions voisines et des pays de l’Union (le level playing field) ;

 

  • Le renforcement de l’écosystème qui a fait le succès de la Place de Paris en matière de gestion d’actifs ; la puissance des dépositaires et administrateurs de fonds français, la compétence des prestataires du chiffre et du droit, la profondeur des expertises techniques disponibles, l’existence d’une importante épargne sont le gage du  développement de la gestion à Paris et doivent être renforcés dans le cadre de l’UMC.
(Mis en ligne le 19 Juin 2015)
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