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Jean-Philippe Bidault : « L’avenir du dollar et de l’euro est en sursis »

Référence de l'article : IP3725
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écrit par PLG,

D’où vous est venue l’idée d’écrire ce livre ?

Nous avons, de la banque et du banquier, une image faussée par les stéréotypes sur la finance. La crise et le discours politique ambiant ont fait du banquier un être méprisable, manipulateur, âpre au gain et, surtout, responsable de tous les malheurs de l’humanité. J’ai donc voulu mettre en scène  le banquier pour comprendre son personnage, le regarder agir, observer comment il se comporte. Comme l’argent, qui était au centre de mon précédent livre, la banque sert à mettre en œuvre la catallaxie, dans le sens où Hayek l’a théorisée, c’est-à-dire l’échange entre êtres humains. Mon livre n’est ni un traité d’économie ni une histoire de la banque. Ce n’est pas non plus un roman. Ce sont cinq récits, dialogués, sur cinq moments charnière de l’histoire de la banque française. Il s’agit donc de récits illustrés par le dialogue entre personnages clés, dont on ne sait s’ils se sont réellement rencontrés. Nous avons, en France, des économistes et des historiens brillants qui ont écrit sur la banque et son histoire. Avec ce genre littéraire nouveau, j’espère donner une approche distrayante d’un sujet sérieux. Mon livre, comme le précédent, utilise des faits avérés (l’affaire de la banque industrielle de Chine, la faillite des frères Pereire etc.) que je remets en scène, à l’aide de dialogues plus ou moins fictifs, ou en tout cas reconstruits, entre des personnages historiques comme Aristide Briand, Talleyrand, Philippe Berthelot, Necker, les Rothschild…

Quelles sources avez-vous utilisées pour construire les dialogues de ces personnages ?

Je me suis servi de tout le matériel historique disponible, à savoir les courriers échangés, les livres qu’ils ont écrits, les débats à l’assemblée, les articles de journaux, etc. Certains portent des informations précieuses. Par exemple, Talleyrand était un mauvais orateur mais avait une bonne plume, et ses écrits livrent beaucoup de détails sur les problèmes économiques de l’époque, comme la question des assignats. Necker avait, lui, une plume abondante et a laissé de très nombreux écrits qui m’ont permis de construire une partie des dialogues.

Lorsqu’on lit votre livre, on comprend bien que la collusion des intérêts entre les grandes banques et les hommes politiques de premier plan a toujours existé…

Ce thème est présent tout au long des cinq récits : pourquoi s’étonner du pouvoir de l’argent, alors que c’est un fait ? Dans les échanges humains, la richesse est un atout comme la beauté physique, et toutes les deux sont précaires, éphémères. Comment ne pas prendre pour une évidence le fait que l’argent s’amasse dans un coffre-fort que l’on appelle banque et dont le banquier détient la combinaison et les clés. La puissance du banquier rivalise avec celle du pouvoir politique. Toutes deux se réunissent dans d’improbables combinaisons. Les Médicis étaient banquiers avant de devenir  les princes de Florence. En revanche, Necker était banquier avant de devenir ministre de Louis XVI. James de Rothschild a contenu la révolution de 1848. Les frères Pereire se sont battus contre la Haute banque pour créer la banque moderne, que nous connaissons aujourd’hui, avec le soutien de Napoléon III. L’affaire, le scandale plutôt, de la Banque industrielle de Chine, au début du XXe siècle, est un combat acharné (plus qu’une rivalité) entre le diplomate Philippe Berthelot, les grandes banques de l’époque et un pouvoir politique instable. Elle a aussi servi l’instauration de la jeune république chinoise contre le monopole bancaire international. Au temps de la déconfiture du Crédit Lyonnais, cette collusion existe parce que cette banque était le bras armé de la politique économique du pouvoir, à une époque où la sphère d’influence de l’Etat ne cessait de gagner du terrain. Diminuer  cette influence, c’est diminuer la collusion.

Mais le pouvoir des banques s’est-il renforcé au fur et à mesure des siècles ?

Oui, dans la mesure où le politique lui accorde un pouvoir grandissant. Je pense que cet accroissement de pouvoir est la conjugaison de deux phénomènes : la dette des Etats et la monnaie fiduciaire, dématérialisée. C’est ce que je raconte dans le chapitre de mon livre intitulé « Le dîner ». Talleyrand réunit pour un souper en août 1790 Mirabeau et Necker. L’Assemblée nationale, qui vient de succéder aux Etats généraux, cherche à financer la dette du royaume, qui n’a cessé de croître depuis Louis XIV. Elle décide d’émettre des assignats, gagés sur les biens du Clergé. Necker et Talleyrand, qui était un excellent financier, mettent en garde Mirabeau contre cette nouvelle monnaie, alors que la faillite de Law est encore dans toutes les mémoires. Les assignats finiront en désastre économique. Aujourd’hui, la situation est identique.  L’histoire se répète sans bégayer, les faits se reproduisent sans se ressembler ! Depuis les accords de Bretton Woods, depuis donc presque soixante-dix ans, nous vivons avec un système monétaire ahurissant. Comme l’a dénoncé Jacques Rueff (relisons son Péché monétaire de l’occident qui date de 1970), le dollar grâce à son statut de monnaie internationale permet aux États-Unis d’avoir un déficit indolore, leur permet de donner sans prendre et d’acquérir sans payer. Notre pays a vécu sur la même illusion, et s’est jeté dans les mains des marchés financiers, dont les banques finissent par ne plus maîtriser les rouages. À l’époque de la monnaie métallique, le simple fait de posséder une pièce faisait notre richesse. Aujourd’hui nous sommes dans un système de fiducie, où la valeur de la monnaie n’est due qu’à la confiance que nous lui donnons. Et dans ce schéma, les banques sont les piliers fondamentaux qui soutiennent cette confiance. Jusqu’à présent en tout cas.

Cette dernière affirmation semble confirmer la réputation qu’ont les banques actuellement, surtout depuis le début de la crise, puisqu’elles sont souvent accusées d’avoir délaissé le crédit pour ne plus s’intéresser qu’aux marchés financiers…

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« Si la banque m’était contée », éditions du Palio, 194 pages

Il faut regarder les phénomènes sur le long terme. Je vais tenter une esquisse à très gros traits. Depuis la Grèce antique, le banquier assure le change des monnaies pour faciliter le commerce, les échanges entre nations, pour le bien-être des individus. Puis, le banquier a contribué au développement de l’économie marchande  par l’escompte. Le XVIIIe siècle a vu naître, avec la dette des États, la monnaie papier. C’était les familles riches qui accordaient du crédit aux particuliers et, surtout, par l’intermédiaire de la Haute banque, au commerce et à l’industrie. Les frères Pereire, durant le Second empire, ont réuni l’épargne de tous pour financer l’expansion économique. Les marchés financiers se sont développés en conséquence. En 1914, il y avait quelque mille sociétés cotées à la Bourse de Paris. Aujourd’hui, il n’y en a que 850. Et le système fonctionnait, avec des accidents, comme dans toute activité humaine. Pascal Salin, sans doute le plus brillant économiste français, ne cesse de le rappeler : la banqueroute est non seulement inhérente à l’activité économique, mais elle est aussi l’expression du risque pris. Aujourd’hui, l’Etat apporte aux banques la garantie de prêteur en dernier ressort. Depuis la crise de 2008, le phénomène décrit par Jacques Rueff n’a fait que s’accentuer. Les Etats et le système bancaire sont pris dans un engrenage fou pour tenter de se maintenir debout. Et les liquidités sont presque totalement absorbées par les marchés financiers, au détriment des crédits accordés à l’économie marchande. Le système bancaire de 2014 ressemble au Crédit Lyonnais de 1993, dont je raconte l’étonnante histoire dans le chapitre « Rue du Quatre-Septembre ».

Cette évolution est-elle due à des phénomènes économiques fondamentaux ou à l’action de l’État qui a poussé les banques à prêter aux particuliers, avec parfois les conséquences que l’on sait comme la crise des subprimes ?

Parce qu’ils interviennent dans une sphère sans cesse croissante d’activités économiques, tous les Etats occidentaux ont mis en place des réglementations pour asseoir la stabilité de cet ensemble artificiel, et en assurer l’équilibre. La norme remplace les principes de bonne conduite et la moralité. Ainsi armé, l’Etat croit maîtriser les lois du marché, se placer au dessus d’elles. Il lui reviendrait donc le pouvoir de décréter la prospérité, qu’on appelle aujourd’hui croissance. De là à contraindre les banques à favoriser un secteur économique à des fins politiques, quitte à créer des bulles en encourageant la spéculation, il n’y a qu’un pas…

À la lecture de votre livre, on a le sentiment que la collusion entre États et banques n’a cessé d’engendrer des crises de plus en plus importantes…

Il y a eu une logique politique d’amplifications successives, mais les postures, les attitudes humaines n’ont pas varié. L’expansion économique repose sur la confiance. Confiance en l’avenir ou confiance en l’État, c’est le choix fondamental. Toute monnaie n’existe que par la confiance que chacun lui accorde. Je l’ai rappelé en citant Jacques Rueff, le système monétaire actuel est bancal. L’avenir du dollar et celui de l’euro est en sursis. En février 1848, quelques journées de révolte ont mis à bas l’économie française. Voyez le désarroi de Balzac lorsqu’il s’adresse à Rothschild, son banquier dans mon chapitre « La croisée des chemins ». De nos jours, une crise monétaire du même genre ferait vaciller l’économie de toute la planète.

Mais alors comment expliquer le succès incontesté de la fiducie, malgré tous les scandales qui ont touché les banques à travers les siècles ?

Le substrat commun des monnaies n’est plus l’or, mais le dollar ou l’euro, qui n’ont aucune valeur intrinsèque sinon celle que la confiance qu’inspirent les Etats qui les émettent. Les scandales sont historiquement peu nombreux et ils étaient sanctionnés par la faillite, non seulement de la banque mais aussi de ses propriétaires, c’est-à-dire ses actionnaires. Le succès de la fiducie est étonnant. Quel paradoxe ! Talleyrand s’en étonne devant Necker et Mirabeau lors du « Dîner » dans mon livre. Le souvenir de la terrible banqueroute de Law reste encore dans les mémoires de certains Français en 1790. Ceux-ci vont quand même reléguer ce souvenir au plus profond du placard pour participer à l’aventure catastrophique des assignats. On se trouve là entre l’économie, la sociologie et l’anthropologie. Pour la raison que je crois l’être humain fondamentalement social, enclin au mouvement, à l’espoir et l’action. Ce n’est pas le système qui permet à la volonté de s’exprimer, mais bien l’inverse. Le jour où il n’y a plus de volonté, plus d’envie d’aller de l’avant, le système s’effondre comme un château de cartes.

Une partie de votre livre est consacrée au personnage de Philippe Berthelot, et de ses liens avec la banque industrielle de Chine. Pouvez-vous rappeler rapidement de quoi il s’agit ?

Berthelot, avant tout animé par l’esprit d’entreprise, régnait aussi en « monarque absolu » sur la diplomatie française du début du XXe siècle. Il voulait le développement de l’industrie française en Chine. Les grandes banques françaises refusaient de prendre le risque d’y apporter leur concours. Quelques années plus tard, en 1913, le régime impérial chinois tombe. Le nouveau gouvernement, pour se financer, refuse de se soumettre au monopole du consortium constitué entre l’Angleterre, la Russie, l’Allemagne, les Etats-Unis et la France. Il y a alors des tractations entre les Chinois et le Quai d’Orsay qui aboutissent à la création de la Banque industrielle de Chine. Il ne reste que très peu de traces de ces tractations, mais on peut en reconstituer la trame. C’est un vrai roman policier…

Vous rappelez dans votre livre que son frère était président de cette banque. Il y a donc là un cas évident de possible conflit d’intérêts, sans que Berthelot n’ait jamais franchi la ligne jaune. Cette situation serait-elle encore possible aujourd’hui d’après vous ?

Faut-il véritablement qu’il revienne à l’État de surveiller les conflits d’intérêts ? Je veux dire par là encore une fois, que l’État devrait laisser la place aux ordres intermédiaires si chers à Montesquieu et ne pas intervenir dans tous les aspects de la vie économique. Les conflit d’intérêts se résoudraient soit par la par la sanction disciplinaire de ces Ordres, soit par voie de justice si le délit est caractérisé. N’est-ce pas ainsi que fonctionne la déontologie médicale ? Le problème n’est donc pas de multiplier les lois pour les encadrer, sans véritablement de succès, mais bien de poser de manière très claire la question du périmètre de l’action publique.

À travers votre livre, on devine en filigrane la création progressive de la Banque de France, qui prend sans cesse plus d’importance. Quel regard portez-vous sur cette institution ?

La création de la Banque de France est due à Bonaparte ; elle succède à la caisse d’escompte (on n’utilisait plus le mot « banque » à cause de Law) et à la faillite dite « des deux tiers ». La question du rôle de la Banque de France va commencer avec le Second empire. La Banque de France détermine alors le taux d’intérêt directeur, qui était alors le taux de l’escompte. Celui-ci n’est donc plus lié à la confrontation de l’offre et de la demande de fonds prêtables. Dans le troisième chapitre du livre, je montre en quoi cette nouvelle prérogative a malmené la banque des frères Pereire, qui a frôlé la faillite.

Pouvez-vous rappeler de quoi il est question ?

Les frères Pereire sont les premiers banquiers modernes, avec Charles Laffitte. Selon eux, le rôle de la banque doit être de financer l’économie industrielle, et pas spécifiquement le déficit de l’État. Malheureusement, les changements incessants de taux directeur par la banque centrale les entrainent vers de graves difficultés, alors que leur modèle de gestion était sain. La politisation du taux d’intérêt, c’est-à-dire sa déconnexion avec la réalité économique, a engendré et engendre encore aujourd’hui des perturbations inimaginables dans le monde des affaires. Les Pereire tenaient pour principe premier cette définition de Turgot : le taux d’intérêt mesure l’abondance ou la rareté du capital.

Il faut ajouter à cela que, dans leur définition d’aujourd’hui, les banques centrales ne peuvent faire faillite. Or dès l’instant où l’on nie la possibilité de faillite d’un des éléments d’un système, c’est le système tout entier qui s’en trouve fragilisé et biaisé. En ce sens, Pascal Salin a une pensée que je trouve parfaitement cohérente, lorsqu’il montre que le banquier aujourd’hui ne gage plus ses fonds personnels et que cela le conduit à prendre des risques absolument inconsidérés. Ma conviction est donc très claire : il faudrait supprimer les banques centrales.

Et revenir à l’étalon or ?

Pourquoi pas, mais je n’ai pas les compétences pour avancer un avis. Je remarque seulement qu’il se passe des choses curieuses avec l’or et l’argent. Par exemple, pas un journal à l’heure actuelle ne parle des dysfonctionnements du cours de ces métaux. Le 14 août prochain, il n’y aura plus de fixing de l’argent à Londres. La Deutsche Bank a craint, je crois, un scandale comparable à celui du Libor et a décidé de se retirer du fixing. Personne n’a voulu prendre sa succession, ce qui a conduit à l’arrêt programmé du fixing.

Mais revenir à un système sans banque centrale reviendrait à disposer d’une quantité fixe de monnaie, ce qui couplé avec les gains de productivité donnerait une lente déflation. Cela s’accorderait-il avec le mécanisme psychologique d’accumulation qu’éprouvent la plupart des individus ?

Oui, car je crois que le mécanisme d’accumulation est davantage relié à une quantité de biens dont on dispose qu’à leur valeur ou la quantité de monnaie qu’ils représentent. Et même, on pourrait dire que la facilité d’échanges, la multiplication des échanges est plus importante psychologiquement que la quantité de biens dont on dispose.

Pour terminer, comment voyez-vous l’avenir du système bancaire actuel ?

Il est victime d’une perpétuelle fuite en avant. Chaque crise entraîne des mécanismes de résolution de court terme qui engendrent des problèmes encore plus importants à long terme. J’ai le sentiment que nous sommes pratiquement dans une période de bouleversements spectaculaires ; je ne sais pas encore combien de temps le système monétaire et financier va perdurer sous cette forme, mais je suis prêt à prendre le pari qu’il va sur sa fin.

Article publié à l’origine sur le Site Contrepoints.fr et reproduit ici avec l’autorisation de l’éditeur : http://www.contrepoints.org/2014/06/12/168493-jean-philippe-bidault-lavenir-du-dollar-et-de-l-euro-est-en-sursis

(Mis en ligne le 13 Juin 2014)

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