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Quelques pensées personnelles…

Référence de l'article : IP5147
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écrit par Alain GIRARDEAU-MONTAUT,(13 Février 2016)

Le taux d’inflation est bas, 1,5% pour le 5 ans dans 5 ans en zone Euro.
Il faut s’habituer à un taux d’inflation bas, en période d’excès de chômage donc de pression salariale faible sur les salaires et de baisse de prix des matières premières.
L’instabilité politique (guerre en Syrie, et en Afrique pousse les populations à fuir certaines zones et à venir dans les zones de droit, à savoir l’Europe et l’Amérique du Nord. Les différences de niveaux de vie poussent les jeunes à s’expatrier et à tenter leur chance dans les pays où il fait mieux vivre.
Ce phénomène provoque des arrivées massives de travailleurs nouveaux. Selon la capacité d’adaptation des sociétés d’arrivée celles-ci absorbent plus ou moins bien ces capacités nouvelles de travail. En théorie cela devrait conduire à plus de production et donc de bien-être dans ces sociétés.
Mais cela se traduit par de la concurrence entre  travailleurs, ce qui remet en cause les équilibres sociétaux anciens.
L’Allemagne a fait le pari après le Royaume Uni de savoir intégrer ces nouveaux venus.
La France a renoncé. Car la société française est corsetée par de multiples protections contre la concurrence : étatisation d’une part très importante du marché du travail, blocage à la baisse du coût du travail, donc impossibilité de créer des emplois.
Les politiques sont incapables de comprendre ou de vouloir s’adapter à ce monde qui change. Ils prônent dans les discours,  les grands idéaux de solidarité, mais craignent pour leur réélection.
Dès lors, ce sont les banques centrales qui évitent l’explosion sociale en augmentant les masses monétaires,  et en baissant les taux d’intérêt, en espérant stimuler l’investissement source de création d’emplois et de création de richesse. Mais l’incertitude politique pèse sur le moral des investisseurs. Les bourses baissent lentement mais surement.
Ce ne sont pas les chantiers qui manquent : pénurie de logements, pénurie de transports.
La baisse  des taux d’intérêts courts ne réussi plus à stimuler la croissance, tant que l’investissement ne repart pas. L’incertitude oriente l’épargne vers les signatures d’États (taux négatifs).
Les finances publiques sont pourtant déjà en déficit excessifs et les États ne peuvent plus relancer l’investissement : il faudrait redonner  confiance au secteur privé.
Les pays exportateurs de pétrole ont vécu pendant cinq années en régime de contrôle des prix en leur faveur.  Les banques centrales de ces pays et de Chine accumulaient des réserves de change en USD (déficits jumeaux des USA et quantitative easing).
Aujourd’hui, ce cartel de producteurs est démantelé pour des raisons de géopolitique. La concurrence sévit et les prix chutent, au profit des consommateurs. Entre-temps, le secteur des producteurs doit se restructurer et certains pays ou entreprises sont  en faillite, car vivant sur un pied insoutenable  de mauvaise gestion, voire d’endettement excessif, gagé sur un collatéral qui perd de sa valeur. Ceux qui ont constitué des réserves peuvent les utiliser, les autres doivent augmenter leur production : augmentation du risque de crédit.
 La Chine réoriente son modèle économique, pesant sur les prix des matières premières.
La faiblesse globale de la croissance a fait chuter aussi le prix des matières premières et a affaibli les économies souvent émergentes, augmentant l’incertitude.
L’efficacité de la circulation monétaire s’est-elle atténuée ? Le recul relatif du commerce international depuis deux ans  provoque-t-il une baisse de la création de richesse ?
Le financement du déficit US se fait encore sans problème,  la croissance US tient, l’ USD est fort et les taux US remontent lentement.

 Quelques pistes de réflexion :

  • accepter les adaptations transitoires du marché du travail ;  accueillir les immigrés sous conditions que ceux-ci disposent de qualifications leur permettant d’accéder rapidement au marché du travail, qu’ils assument la nécessité de travailler, et comprennent les contraintes de la réglementation qui leur est appliquée,
  • redonner confiance aux épargnants/investisseurs pour qu’ils investissent à long terme dans des projets créateurs de richesses,
  • rétablir des gouvernements crédibles dans les pays émergents pour inverser les flux de capitaux et de travailleurs sortants, afin que les uns et les autres retournent vers ces pays qui en ont le plus besoin.
  • relancer le commerce international,
  • les grandes puissances doivent accepter le rôle de police internationale et ne peuvent laisser se développer des vastes territoires de non-droit. Un nouveau Yalta est nécessaire, sous l’égide de l’ONU, n’en déplaise aux tenants d’un libéralisme sans États, ou  d’un pacifisme naïf. La paix doit être rétablie pour permettre aux ajustements de se faire,
  • pour les Banques Centrales : la création monétaire ne doit pas permettre de soutenir des structures économiques non adaptées.
  • les pays producteurs de pétrole doivent être encouragés à trouver des niveaux de production et de prix compatibles avec une planification des investissements et une rentabilité normale de ceux-ci, tant dans le domaine pétrolier que pour préparer à terme, le passage du charbon au gaz (COP 21) et ensuite aux énergies renouvelables.
(Mis en ligne le 13 Février 2016)
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