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Liquidités mondiales : « Un verre ça va, trois verres… Bonjour les dégâts »

Référence de l'article : IG4191
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écrit par Véronique RICHES-FLORES,Riches Flores Research

                                                                                                                                                                                                                                                                                              L'inquiétude suscitée par l'arrêt des injonctions de liquidités par la Fed n'a pas troublé bien longtemps les marchés.Pour cause, les opérations promises par la BoJ et la BCE depuis la fin octobre devraient plus qu'assurer le relais. A raison de 1000 milliards d'euros côté BCE et 80 000 mds de yens côté BoJ, ce sont quasiment 2000 milliards de dollars que les deux banques centrales devraient injecter sur les marchés en 2015, un montant deux fois supérieur à celui pratiqué par la Fed quand cette dernière opérait à plein régime en 2013. 
 



Les liquidités mondiales devraient donc encore affluer pour représenter, au bas mot, la moitié de la hausse nominale du PIB mondial prévue par le FMI pour l’année prochaine. C'est, du coup, Noël avant l'heure. En cette fin d'année, un peu comme un gagnant au loto, l'investisseur programme ses achats pour l’année prochaine, avec une question lancinante : quels actifs privilégier pour tirer le meilleur parti de ce contexte ? 

 
 Le marché américain ? L’idée est tentante, mais le marché est relativement cher et risque d’être malmené par la hausse des taux directeurs qui, selon l’avis de la plupart des investisseurs, ne manquera pas de se profiler courant 2015. 
 
 Le high yield ? Trop largement plébiscité par la recherche de rendements ces derniers temps, sa qualité se dégrade faisant encourir un risque que beaucoup ne souhaitent pas prendre.
 
 Les obligations européennes ? Des rendements espagnols à 1,85 % laissent dubitatifs quand les taux français à moins de 1 % sont souvent perçus comme une aberration et l’opacité autour de la Grèce retient d’acheter les titres hautement rémunérateurs de ce pays, à plus de 8 % aujourd’hui. De l’avis général, les bas niveaux de taux présents n’incitent guère à s’exposer davantage aux marchés souverains des pays développés.
 
Le choix des possibles se rétrécit dès lors sensiblement faisant irrémédiablement évoluer le regard vers deux poches d’actifs plébiscitées par bon nombre d’investisseurs européens:
 
 les sociétés européennes, peu chères, que la baisse de l’euro, la chute du pétrole et les perspectives d’amélioration de la croissance finissent par rendre attractives,
 
 les marchés frontières des pays en développement qui ces dernières années se sont révélés de très bons réceptacles des liquidités mondiales.
 
En somme les menaces de déflation qui ces derniers mois ont poussé les banquiers centraux à décupler leurs interventions ne soucient guère. De fait, les stratégies d’investissement présentes semblent faire bien peu de cas de la réalité économique du moment.
 
Pour lire la suite de cet article, merci de cliquer sur le lien ci-dessous.
 
(Mis en ligne le vendredi 12 décembre 2014)

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