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La gestion des émissions de CO2 et le COP21 : un peu de réalisme SVP !

Référence de l'article : DT4612
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écrit par Alain GIRARDEAU-MONTAUT,(22 mai 2015)

Nous avons vu, dans les articles précédents, que :

  1. la croissance moyenne du PIB des pays émergents restera forte au cours des 25 prochaines années,
  2. la croissance est corrélée à la production d’énergie, car plus de transports (camions et voitures), plus de consommation électrique de toutes origines, plus de chauffage ou de climatisation, etc.
  3. les énergies fossiles représentent plus de 70% de la production énergétique et celles-ci sont relativement bon marché (et devraient le rester avec le retour de l’Iran sur le marché pétrolier et gazier) par rapport aux énergies renouvelables (éolien et photovoltaïque). De plus, charbon et gaz sont disponibles en abondance au-delà du XXIème siècle.


Dès lors, prétendre réduire la consommation énergétique pour une grande majorité de la population relève de l’utopie. Il faut donc envisager autrement la réduction des émissions de CO2, génératrices d’effet de serre.

Des avancées ont lieu en matière de captage du CO2 à la source, en particulier sur les sites industriels gros émetteurs. Au Canada, une expérimentation menée par une compagnie d’électricité à partir du charbon a eu lieu. Le stockage dans le sol est possible. Par ailleurs, aux USA, des fabrications de matière plastique à base de CO2 atmosphérique ont été démontrées.
Ces voies sont celles de l’avenir et doivent être activement encouragées.

Le développement de la voiture électrique transférera la pollution vers les centrales où le captage, le stockage et le recyclage seront possibles.

Le développement des énergies renouvelables intermittentes passe par le développement des moyens de stockage de masse de l’électricité. Ce point se développe lentement dans les laboratoires, mais n’est pas encore industrialisé. En l’état actuel des techniques, la généralisation de ces moyens de production d’électricité n’est tout simplement pas possible. Le taux de croissance est fort, mais part de zéro et le total représente moins de 10% des capacités mondiales.

Espérons que les négociateurs du COP21 auront les pieds sur terre et sauront faire des choix réalistes et pertinents au plan technico-économique. Le monde de l’énergie (très géostratégique) ne se manœuvre pas avec des utopies.

(Mis en ligne le vendredi 22  Mai 2015)

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