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Pourquoi je mange volontairement très gras

Référence de l'article : DS4919
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écrit par Charles BOYER,Ancien Président de l'Association "Libéraux.org",(23 octobre 2015)
 

Je mange gras. Très gras. L’alimentation que je choisis est simplement, pour résumer, de manger le plus de gras possible.

Autorisez-moi à partager quelques constatations personnelles, qui n’ont pas vocation à faire office de recommandations.

Je mange gras. Très gras. L’alimentation que je choisis est simplement, pour résumer, de manger le plus de gras possible. Pour un peu plus de précisions, le plus possible de gras saturé, de type graisses de viande, oeufs, fromages matures pauvres en lactose, beurre, beurre clarifié, huile de coco. Un peu d’avocat, des noix. Également des poissons gras d’eau froide, saumon, maquereau, sardines. Et du chocolat, bien sûr. À 85% de cacao car c’est ce que je trouve en magasin, mais idéalement à plus forte teneur si disponible.

Par contre, j’évite plutôt, à quelques exceptions près, les graisses végétales, et certainement les huiles hydrogénées et les trans-esters, que je n’estime pas bonnes.

Mais pourquoi, me direz-vous ?

Après une certaine masse de lectures sur ces sujets, j’ai graduellement adopté une alimentation pauvre en glucides. Pour faire simple, en gros, je ne consomme plus ni sucre, ni grains (pain, pâtes, pâtisserie, riz, etc.) ni pommes de terre. Ma consommation de glucides se limite ainsi à quelques dizaines de grammes par jour, je ne compte pas. Les glucides que je mange me viennent dès lors principalement de légumes, non légumineux. Je mange peu de fruits et ne bois pas de jus de fruits. Avec le temps, j’ai inversé ma façon de voir les choses : ma source d’énergie est le gras. De ce fait, je n’ai guère besoin de glucides ; c’est dans ce sens-là que ça se passe.

La description la plus fidèle de mon alimentation est donc plutôt « très riche en gras » ; certains gras et pas tous, donc, que « faible en glucides », qui n’est en fait qu’une conséquence.

Je ne recommande à personne d’en faire autant. La raison en est que je n’ai pas les connaissances pour émettre de quelconques recommandations. J’ajouterai tout de même ici que je doute fort que la plupart des nutritionnistes disposent, pour le faire, de vraies connaissances, fondées sur des recherches rigoureuses et vérifiées. Mais ceci est un autre sujet.

Je le fais parce que je constate que c’est bon pour moi. Les observations et constatations que j’ai faites sont les suivantes.

En termes de métabolisme, je constate la disparition des fringales et des coups de poignard de faim ; désormais, je peux tenir très longtemps sans me nourrir, et la faim s’exprime de façon douce et graduelle, non dérangeante. Autre aspect intéressant, je mange moins. Par exemple, dans un repas chinois, avant je mangeais tout, y compris le riz. Désormais, je mange tout, sauf le riz. Et la surprise c’est que je n’ai pas plus faim le reste de la journée ; mieux encore, j’ai en fait plutôt moins faim. Je précise aussi que je ne compte jamais les calories. Cette alimentation me permettant d’être rassasié facilement, naturellement et longtemps, je n’en ressens aucun besoin.
Rien que cet aspect en soi me donne déjà une vie meilleure et plus facile. Mais ce n’est pas tout.
Un effet pour moi miraculeux a été la disparition des maux de dos. Enfin, je dis effet, mais je n’en sais rien, je constate : j’ai modifié mon alimentation et, dans la foulée, le problème a disparu ; cette remarque vaut d’ailleurs pour tout ce qui suit. Avant, donc, le simple fait de marcher ou de me tenir debout m’occasionnait des maux de dos lancinants et assez forts. Chaque jour. Je vivais avec. Combien de personnes vivent quotidiennement avec de telles gênes évitables ? Et de temps en temps, je souffrais de terribles lumbagos, et là je ne vivais pas avec. Soyons clairs : on m’a souvent dit que les calculs rénaux sont la pire des douleurs. C’est faux. Maintenant que j’ai eu les deux, je peux affirmer que mes lumbagos étaient bien pire. Je n’en ai plus. Depuis de longues années. Quelle libération !

L’autre aspect le plus important est la santé dentaire. Avant, elle était cauchemardesque, et j’ai perdu beaucoup de dents. My dentist was rich. Depuis que j’ai modifié mon alimentation, je n’ai plus eu le moindre problème dentaire. Disparus. Sauf les conséquences du passé, qui demeurent, bien sûr, malheureusement.
Voilà pour les gains qui changent la vie.
Pour le reste, les avantages constatés sont nombreux. Prenons les organes digestifs : plus de reflux, une belle digestion sans histoire. Et, excusez-moi de le mentionner, beaucoup moins de gaz.

Tous mes petits problèmes de tendons, articulations et ligaments ont pour ainsi dire disparus. Par exemple, j’avais souvent des petites pointes de douleur dans l’épaule, pas trop horribles mais présentes. C’est fini. Pour le reste, pratiquant un peu de course à pied, toutes sortes de petites gênes aux genoux et aux chevilles, aux tendons et ligaments, par exemple, ont aussi disparu. Récemment, je me suis fait un peu mal au tendon d’Achille ; j’ai pu étudier le problème de ma foulée, la corriger, et ce problème est passé.

À ce propos, pour les sports d’endurance, un mythe persistant est qu’il faut consommer des glucides. C’est faux. L’organisme humain est très affûté pour utiliser le gras à cette fin, et des ultra-marathoniens de plus en plus nombreux adoptent une alimentation très riche en lipides au lieu de riche en glucides. En ce qui me concerne, je ne peux prétendre que cette nouvelle alimentation me fasse courir plus vite, puisque mes temps aux 20 km sont les mêmes qu’il y a 15 ans ; j’ajouterai juste que j’ai désormais 15 ans de plus qu’alors.

En ce qui concerne la santé générale, j’ai moins de petits pépins de type rhumes, et moins besoin de traitements lorsqu’ils se produisent. Attention, l’alimentation n’est pas la seule clé sur cette question. La vitamine D semble un facteur déterminant, et trop souvent fort négligé, et il y en a d’autres.
Mentalement, ma capacité et durée de concentration ont augmenté. Je me sens en général moins impatient et moins nerveux, sans prétendre être devenu Bouddah.

Un autre avantage est cutané : ma peau a toujours souffert de phénomènes inflammatoires plutôt disgracieux. C’est désormais passé, au point que qu’ils sont même un signal d’alarme assez pratique. Mes petits écarts sont vite révélés sous forme de déplaisants petits signes dermatologiques. C’est sans conséquence et, en général, j’ai désormais une peau de bébé.

Dans l’ensemble, ma vie est généralement plus plaisante, je peux accomplir plus de choses car je ressens moins de gênes, beaucoup moins de douleurs, moins de pépins. Je suis plus constant dans l’effort, que ce soit au travail ou ailleurs. Je ne ferai pas marche arrière.

Pour qui se ferait du souci au sujet de ma santé, que je mettrais en danger par cette façon de me nourrir, je recommande de lire ceciceci et ceci.

Attention, avertissement : dans certains cas d’insuffisance rénale, l’alimentation décrite ci-dessus présente un risque. Il faut le savoir, et être prudent sur ce point particulier.


Article reproduit avec l'autorisation de l'éditeur :
http://www.contrepoints.org/2015/10/17/225629-pourquoi-je-mange-tres-gras

(Mis en ligne le 23 Octobre 2015)
 

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