Se connecterS'abonner en ligne

Nucléaire: ses 7 avantages comparatifs

Référence de l'article : DE4863
ImprimerEnvoyer par mailLinkedInTwitterFacebook
écrit par Michel GAY,(25 Septembre 2015)

 

L’affirmation péremptoire émanant d’antinucléaires: « Le nucléaire a clairement plus d’inconvénients que d’avantages » jeté en pâture aux Français, et principalement aux journalistes, est-elle fondée ?

Regardons d’un peu plus près ce jugement sans appel qui nécessite d’être nuancé [1] :
 

Les aspects économiques 


Le nucléaire permet de produire en France de l’électricité tarifée qu’EDF doit vendre à 42 €/ mégawattheures (MWh) à ses concurrents, suivant la loi NOME [2], soit un tarif très bas en Europe. À titre de comparaison, les prix de rachat subventionnés pour l’éolien sont à plus de 90 €/MWh en 2015, soit environ le double, sans inclure la gestion de l’intermittence et le stockage.

Pour l’éolien en mer, les prix s’envolent à plus de 200 €/MWh, soit environ cinq fois plus cher, et le prix moyen d’achat du photovoltaïque prévu en 2015 par la Commission de régulation de l’énergie (CRE) est de plus de 390 €…

De plus, il est difficile, voire impossible, d’obtenir le suivi annuel de production réel d’un parc éolien ou photovoltaïque et ses coûts (secret commercial paraît-il...).

 
Les risques 


Toute industrie présente des risques mais le nucléaire est cependant un des modes de production d’électricité les moins létaux (moins que le solaire et que l’éolien). Il ne manque pas de données mondiales sur le sujet dans des sites internationaux objectifs

Il ne faut pas se fier uniquement aux chiffres artificiellement fabriqués par des antinucléaires qui voient des milliers, voire des millions de décès, en fait, virtuels, après l’accident de Tchernobyl. Des médecins allemands et français commencent à déceler également des foules de traumatisés par les infrasons émis par les « moulins » géants !
 

La corruption 


En Allemagne, des citoyens se groupent en sociétés pour exploiter une éolienne. Ils récupèrent ainsi la subvention qu’ils payent, comme tous les autres contribuables, sous forme de taxes. Ce n’est pas le cas en France, sauf chez Enercoop. En Italie, la mafia est prête à saisir toutes les opportunités pour engranger des subventions publiques. En France, le nucléaire est contrôlé par l’État (84% d’EDF, 86 % d’Areva, 100% du CEA).

En revanche, il était inscrit sur le site de la société Poweo qu’elle était détenue par des fonds autrichiens et luxembourgeois, et qu’elle investissait en France pour bénéficier des subventions européennes. Depuis, les investisseurs ont changé, et le site internet aussi.
Supprimer les subventions supprimerait aussi, illico, la corruption.
 

La pollution 


Une centrale nucléaire électrogène rejette moins de radioactivité qu’une centrale à charbon pour la même production d’électricité. La politique française de traitement du combustible nucléaire remplit les conditions du développement durable, bien avant qu’on en fasse un dogme, en recyclant une partie du combustible, en conditionnant les déchets de façon sûre et en les stockant définitivement par stockage géologique, dans de l’argile à 500 mètres sous terre.
 

La dépendance de l’étranger 


Le coût du combustible de base, l’uranium, représente seulement 1% du prix de l’électricité vendue aux particuliers. Contrairement au pétrole, il y a des gisements d’uranium un peu partout dans le monde, et suffisamment pour plusieurs milliers d’années avec les réacteurs surgénérateurs ; ils utilisent tout l’uranium, et pas seulement les 0,7% d’uranium 235 qu’on trouve dans l’uranium naturel, comme actuellement.
De plus, la France a déjà sur son territoire assez d’uranium pour alimenter des réacteurs de quatrième génération pendant des millénaires.
 

Une industrie non adaptée à un monde qui change 


Le site de Greenpeace France protestait contre les lignes à haute tension qui étaient attribuées à la production centralisée du nucléaire. Pas de chance, en Allemagne, c’est pour les éoliennes qu’il faut en construire de nouvelles…
 

La délocalisation des emplois 


Le nucléaire français est une industrie quasiment nationale. Il reste à espérer que les éoliennes et les panneaux photovoltaïques (PV) soient fabriqués un jour en France, et aussi les mâts, les pales, les pièces de turbine, les électroaimants…

Au nom de la transparence, les entreprises travaillant dans le secteur des énergies renouvelables devraient faire apparaître sur leur site internet :

  • leurs comptes annuels et leurs bilans financiers (facturations des clients, factures et localisation des fournisseurs, salaires et charges sociales des employés, subventions reçues)
  • le bilan CO2 annuel de leur activité (exploitation de matériel de travaux publics, production de ciment pour les travaux d’ancrage, fabrication de panneaux photovoltaïques, élaboration d’aciers et matériaux divers)
  • les liaisons supplémentaires occasionnées en haute et basse tensions (en indiquant celles qui sont enterrées)

Lorsque des comparaisons objectives et des présentations transparentes seront disponibles, alors, comme pour le nucléaire régi par les principes de la loi Transparence et sûreté nucléaire, ce sera clair, aussi, et enfin, pour les énergies renouvelables.
 
 
[1].      À partir d’une lettre de Patrick Michaille (animateur du GASN ( www.energethique.com) au président d’Enercoop Bretagne, Markus Kauber. 
[2].      La loi n° 2010-1488 du 7 décembre 2010 portant organisation du marché de l’électricité, dite loi NOME : Nouvelle organisation du marché de l’électricité. 
 
Article reproduit avec l'autorisation de l'éditeur :
http://www.contrepoints.org/2015/09/25/223052-nucleaire-ses-7-points-forts
 
(Mis en ligne le 25 Septembre 2015)          

 
Articles similaires
Le nucléaire durable : une synthèse quasi idéale...La Chine va construire 5 à 8 centrales nucléaires...Scandale Uramin : Anne Lauvergeon mise en examenLa Chine va construire des petites centrales...Malgré les chatons écolos, le Nucléaire reviendra...Fusion nucléaire : pourquoi Lockheed va réussir...Les 17 arguments en faveur du nucléaireRenouvelables : c’est la « cata »L’uranium océanique : future corne d’abondance...Plutonium : le Graal mondial du nucléaire futur...La France dort sur un immense gisement...Nucléaire : que faire des déchets ?EDF et le chinois CGNPC : superbe contrat de 2...Le monde dans l’impasse du nucléaire iranienUn rapport prône la prudence sur l'arrêt des...Nucléaire : comment garder la mémoire pendant 100...Mitsubishi et Areva bâtiront la deuxième centrale...Areva et Mitsubishi Heavy remporteraient un...Shinzo Abe : « Le Japon sortira renforcé de...Nucléaire : six réacteurs japonais pourraient...La France doit prévoir une marge de précaution...L’EPR de Flamanville toujours plus coûteux : 8,5...Le lobby nucléaire français ébranlé par sa jeune...La Corée du Sud sous alerte de pénurie...Radiographie synthétique de l’énergie nucléaire...France : la production d’électricité ne peut...Coopération renforcée pour Areva et RosatomLe Bade-Wurtemberg devrait-il plutôt poursuivre...