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Faut-il céder à l’hystérie climatique?

Référence de l'article : DC7646
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écrit par Yves LAHAYE,(30 Juin 2019)

 

En pleine effervescence sur la question climatique, je reste dubitatif en considérant quelques faits avérés qui ne me paraissent pas aller dans le sens proclamé par la doctrine officielle. Je m’interroge également sur des affirmations qui me paraissent relever davantage de l’idéologie que de la science.

Bien sûr, je ne suis pas scientifique. Pour beaucoup, c’est déjà suffisant pour m’interdire d’exprimer un avis sur le sujet ou, mieux, pour m’interdire de poser des questions. Car bien évidemment, tous les scientifiques, bien plus malins que moi, ne décrètent-ils que la fin du monde est proche ? Je n’aurais donc pas d’autre droit que celui de me conformer à la bonne parole sous peine d’être mis au ban de la société.

Mais faut-il être titulaire d’un doctorat en sciences pour s’intéresser à la question et se documenter avec la rigueur intellectuelle nécessaire ? Je ne pense pas avoir moins connaissances qu’une adolescente suédoise qui, manifestement, ne fréquente plus beaucoup l’école ? Pourtant, nos élites politiques se prosternent devant elle comme devant la pythie qui menaçait la Grèce antique de la colère des dieux.

En quoi aurais-je moins de compétences que les gourous qui nous promettent l’apocalypse? Que je sache, Al Gore, Leonardo di Caprio et autres Nicolas Hulot n’ont pas un bagage scientifique plus important que le mien.

1/ Regardez les faits

« Regardez les faits ». « Les faits ne mentent pas. » Tels sont les slogans qu’on peut lire sur les pancartes des manifestants du climat qui veulent nous inciter à l’action.
Eh bien oui, regardons-les, ces faits. Ils sont parfaitement documentés. Certains d’entre eux figurent même noir sur blanc dans les rapports du GIEC.

Certes, il n’est pas question de nier que la Terre s’est réchauffée au 20ème siècle. L’élévation de la température moyenne a été de 0,6 ° selon le site de Météo France.
Il n’est pas question, non plus, de nier que le CO2 est un gaz à effet de serre.

Mais faut-il rappeler au passage que le COn’est pas un polluant ; il est même essentiel à la vie  puisqu’il participe à la photosynthèse et permet ainsi la croissance des végétaux. Certes, le CO2– que les médias s’évertuent à illustrer avec des images d’inquiétantes fumées noires – est un gaz (incolore) à effet de serre. Mais dans quelle mesure ?
Depuis plus de 20 ans, il n’y a pas eu d’accélération marquante du réchauffement.

Les données des satellites UAH (Université de Alabama, Huntsville) donnent une augmentation de 0,092°C par décade entre 1997 et 2019. C’est peu. J’aurais tendance à dire que c’est insignifiant pour le commun des mortels. Les écoliers qui manifestent aujourd’hui n’ont donc pas connu de réchauffement climatique digne de ce nom. Si des records de chaleurs ont pu être battus ici ou là, c’est souvent pour quelques centièmes de degré qui ne remettent pas en cause la tendance statistique sur 20 ans. (Des records de froid ont par ailleurs été battus notamment en Antarctique en 2018 ou aux États-Unis en 2019).

 Le cinquième rapport du GIEC confirme que le taux de réchauffement a été réduit à 0,05 °C [1] par décennie entre 1998 et 2012 contre 0,12 °C par décennie entre 1951 et la fin du siècle passé. Et si les médias affirment haut et fort que 2018 fut la quatrième année la plus chaude, on peut aussi en déduire ….que la température n’augmente plus.
Or, depuis 20 ans, le taux de COdans l’air est passé de 365 ppm à 412 ppm soit l’augmentation la plus rapide que la Terre ait connu depuis longtemps.
Le rôle du COdans l’augmentation des températures paraît clairement surestimé.

Pour cette même période, les modèles climatiques se sont lourdement trompés. La climatologie repose en effet sur des modèles mathématiques qui se sont révélés être en contradiction avec les observations du climat réel depuis 20 ans.
L’évolution du climat de ces 20 dernières années se situe bien en deçà de ce que les modèles les moins catastrophistes avaient prédit [2].

Les événements climatiques extrêmes ne sont ni plus nombreux ni plus intenses qu’il y a 50, 100 ou 200 ans ? Ils sont simplement plus médiatisés.

Faut-il rappeler que la pire inondation de Rome eut lieu en 1598. Un monument est là pour le commémorer à la Place d’Espagne (Piazza di Spagna). Paris a connu ses pires inondations en 1910 à une époque où l’urbanisation à outrance était inexistante et n’était donc pas encore un facteur aggravant. La canicule de 1911 coûta la vie à 40.000 personnes, bien plus que celle de 2003 qui est encore dans toutes les mémoires.

Toutes les sources de données concordent : il n’y a pas d’augmentation de la fréquence, de l’intensité et de la durée des événements extrêmes depuis le début de l’ère industrielle, qu’il s’agisse des cyclones, des tempêtes, des inondations, des sécheresses et des vagues de chaleur. Le GlEC lui-même le reconnaît dans son rapport spécial sur les événements extrêmes de 2012, et dans son 5e rapport de 2013 [3].

On peut également consulter les sources de données de l’assureur AON qui produit tous les ans un rapport sur les désastres naturels [4].

On peut également consulter le site Belgotopia [5] qui recense les catastrophes naturelles depuis l’an 7 jusqu’à nos jours.

La banquise arctique a incontestablement perdu d’importantes masses de glace depuis 40 ans, les gains de l’hiver ne compensant pas les pertes de l’été. Mais la banquise s’est stabilisée au cours des dix dernières années. A son minimum estival au 31/08/2018, la calotte glaciaire du Groenland, a encore gagné, comme l’année précédente, environ 500 gigatonnes de glace (500 milliards de tonnes), soit 150 gigatonnes au-dessus de la moyenne [6]. Et surprise, le glacier Jakobshavn qui perdait environ 2,5 km par an depuis 2012 recommence à croître selon une récente étude de la Nasa [7]. Or, selon les prédictions d’Al Gore, la banquise arctique aurait dû disparaître en...2014 !

À l’opposé, l’Antarctique est stable. La superficie de banquise Antarctique est en moyenne en hausse constante depuis le début des mesures par satellite en 1979. Selon une étude de la NASA (publiée en octobre 2015) [8], les gains de masse de l’inlandsis antarctique sont supérieurs aux pertes, remettant en cause les conclusions du 5e rapport du GIEC. Il est vrai que la glace fond mais uniquement à l’Ouest au niveau de Pine Island et du glacier Thwaites. Cependant, une étude publiée en juin 2018 dans la revue Nature [9] apportait des preuves d’une source de chaleur volcanique en amont de Pine Island qui pourrait expliquer cette fonte localisée à l’ouest de l’Antarctique.

La population des ours polaires a plus que triplé depuis 1960, passant d’une population de 6 à 8.000 individus à 25 à 28.000 aujourd’hui, se reporter au site ‘Polar Bear Science [10].

Le niveau des mers n’augmente pas de manière catastrophique, soit au plus 10 cm par siècle. Le niveau de la mer est stable aux Maldives, à Tuvalu à Vanuatu [11].

Axel Mörner, spécialiste des océans et auteur de centaines de publications sur le sujet conclut à une élévation de 0,5 ± 0,5 mm/an [12]. Il confirme la stabilité du niveau de la mer aux Maldives, au Bangladesh, à Goa, à Tuvalu, à Vanuatu, à Kiribati, à Majuro, au Surinam ou à Venise (où ce n’est pas le niveau de l’eau qui monte mais la ville qui s’enfonce lentement.)

La plupart des prévisions catastrophistes émises depuis une dizaine d’années ne se sont pas réalisées :

  • la neige devait avoir disparu du Royaume-Uni en 2015 : on y a enregistré des chutes record;
  • Les stations de ski françaises étaient menacées. On y a connu un enneigement record aux cours des deux dernières années;
  • Les précipitations devaient augmenter fortement : elles ont stagné;
  • le nombre et la gravité des tornades devaient fortement augmenter : elles ont stagné;
  • Les glaciers de l’Himalaya devaient disparaître. Le GIEC a reconnu son erreur;
  • Al Gore prédisait la disparition de la banquise arctique. Les bateaux qui s’y sont aventurés ont été bloqués et ont dû être secourus;
  • la production agricole devait diminuer : elle a fortement augmenté ; loin de se multiplier comme prédit, les famines ont pratiquement disparu;
  • les migrants climatiques devaient se compter par dizaines de millions : le rapport des Nations-Unies sur les réfugiés en 2015 ne mentionne même pas cette catégorie de migrants.

Comme l’a très bien dit Ross McKitrick [13] à propos du GIEC « Depuis que nous avons commencé en 1990, nous avons vu juste pour l’Arctique, faux pour l’Antarctique, faux pour la troposphère tropicale, faux pour la température de surface, faux pour les ouragans, faux pour l’Himalaya, faux pour la sensibilité climatique. Nous sommes dans le brouillard au sujet des nuages et inutiles au sujet des tendances régionales. Et pourtant au vu de ces constats, nous sommes confiants à 95% d’avoir raison. » 

2/ Pas de consensus

Il a été montré que l’étude relative au consensus de 97% de scientifiques sur la question climatique était entachée d’erreurs méthodologiques [14].
En revanche, on a pu répertorier jusqu’au 29 juin 2018  un total de 2 871 (dont 254 durant les 6 premiers mois de 2018) articles publiés dans des revues internationales à comité de lecture, relativisant l’effet du COd’origine anthropique sur le climat, voire le réfutant  [15].
Le site Belgotopia publie par ailleurs une liste de 550 scientifiques climato-sceptiques [16].

3/ Science ou dogme ?

Je suis ouvert au débat. Je veux bien qu’on m’explique que les affirmations qui précèdent sont inexactes. Je suis prêt à entendre que je me trompe.
Mais aujourd’hui on ne peut pas énoncer ces faits et émettre des doutes sans être traité d’illuminé, d’irresponsable ou pire de fasciste sans même qu’il y ait le moindre début de réponse argumentée. Corine Lepage, ancienne ministre de l’environnement veut ficher les climato-sceptiques. Un écologiste américain a déclaré que les scientifiques climato-sceptiques devraient être jugés comme des criminels de guerre. Les climato-sceptiques sont régulièrement assimilés aux négationnistes de la shoah. C’est ahurissant.

De tels propos relèvent-ils encore de la science ? Ils confinent dangereusement aux tortures que l’Église infligeait aux hérétiques du Moyen-Âge.
La démarche scientifique est-elle celle qui suscite le questionnement ou celle qui affirme de façon péremptoire que la science est établie ?

Ce refus du débat scientifique, cette culture de l’insulte, cette incitation à la censure m’incitent à penser que les données que je reprends ci-dessus dérangent. Cette attitude me fait croire que le climatisme a quitté le domaine de la science pour devenir une nouvelle religion. Il en a toutes les caractéristiques. La Vérité nous est révélée par les rapports du GIEC, les nouveaux livres sacrés. Al Gore et Nicolas Hulot sont les prédicateurs de la cause climatique et Greta Thunberg sa madone. Les fidèles viennent de partout pour assister au grand pèlerinage des COP. Les marches du climat sont les nouvelles processions, rythmées par les psaumes « on est plus chaud, plus chaud, que le climat ». Les hérétiques sont pourchassés et excommuniés. Nos péchés contre le climat peuvent être rachetés par nos bonnes actions (prendre le train) ou en achetant des indulgences (en achetant des quota carbone).

Faut-il ajouter que le GIEC n’est pas un organisme scientifique mais une institution technocratique créée par l’ONU pour « évaluer […] les informations d’ordre scientifique, technique et socio-économique qui nous sont nécessaires pour mieux comprendre les fondements scientifiques des risques liés au changement climatique d’origine humaine ».

Dès sa création, le débat est pipé puisque les responsables onusiens partent du postulat que les changements climatiques sont dus à l’homme. Toute autre interprétation irait de fait à l’encontre des statuts du GIEC et priverait de leur job quelques centaines de fonctionnaires. Je ne prétends pas qu’il n’y a pas scientifiques au sein du GIEC. Mais, sans trahir la vérité, il faut reconnaître qu’on y retrouve une foule de fonctionnaires et de diplomates, voire d’activistes verts.

Le GIEC n’a pas reçu le prix Nobel de physique ou de chimie, mais le prix Nobel de la paix.

LE GIEC ne fait pas de recherche scientifique mais fait la synthèse des publications parues dans des revues scientifiques, souvent de manière partisane [17].

Les travaux du GIEC s’articulent autour de 3 groupes :

  • le Groupe 1 (WG1), chargé de la partie scientifique, fait la synthèse des publications parues dans les revues scientifiques à comité de lecture.

 

  • le Groupe 2 (WG2) s’attache à identifier les conséquences du réchauffement climatique,
  • et le Groupe 3 (WG3) s’occupe des politiques d’adaptation et d’atténuation.

Il est donc faux de prétendre que le GIEC se composent de 2.500 spécialistes du climat. On en retrouve quelques-uns dans la première partie. Dans les deuxième et troisième parties, on donne la parole à des experts d’autres disciplines. Tels biologistes évaluent les conséquences du réchauffement sur la survie de la grenouille, tels agronomes s’inquiètent de la culture des céréales et tels autres sociologues prédisent l’éclatement d’une nouvelle guerre mondiale. Ces spécialistes ne sont pas toujours exempts de critiques.

Une fois que le rapport scientifique est rédigé, le résumé pour les décideurs est préparé entre les dirigeants du GIEC et les représentants des gouvernements, sous la pression plus ou moins amicale des ONG environnementalistes. Il est négocié mot par mot, à la virgule près. De ce fait, le « résumé pour les décideurs » gomme toutes les nuances et toutes les interrogations que l’on peut trouver dans le rapport scientifique et se montre beaucoup plus alarmiste que le volumineux rapport que personne ne lit. Le collectif « Science Climat et Energie » montre très bien comment le rapport pour les décideurs est tronqué dans le seul but de faire peur  [18].

4/ Bidouillages

Je suis atterré en constatant que nombre de scientifiques du climat ont été pris en flagrant délit de bidouillage des données.

A commencer par le célèbre graphique dit de la crosse de hockey qui est à l’origine de l’alarmisme que nous connaissons.  Cette courbe a été sciemment falsifiée pour donner un caractère dramatique à la hausse des températures. Le GIEC a admis son « erreur » et le fameux graphique qui figurait en bonne place du résumé pour les décideurs en 2001 a été retiré des rapports suivants sans que cela n’émeuve grand monde [19].

Des e-mails hackés en 2009 ( climategate) ont révélé que le traficotage des données étaient monnaie courante dans le but d’obtenir ou d’orienter  les résultats voulus [20].

La NOAA, une agence gouvernementale américaine est soupçonnée de petits arrangements avec les données, arrangements publiés comme par hasard juste avant la COP21 pour tenter de gommer la « pause » des températures. La NOAA est sous le coup d’une injonction du Congrès américain [21]. 

La presse n’est pas en reste non plus. Le magazine “Science” a ainsi été pris la main dans le sac après avoir diffusé la photo d’un ours polaire isolé sur un morceau de glace à la dérive, faisant ainsi croire à l’urgence climatique. Il s’agissait d’un montage réalisé avec Photoshop. Le magazine l’a reconnu et s’est même excusé [22]. Mais le mal était fait : l’ours polaire est faussement devenu le symbole du réchauffement climatique.

Dans tout autre domaine, de telles révélations auraient provoqué un lynchage médiatique. Des hommes politiques qui se seraient livrés à de tels arrangements auraient été poussés à la démission. De sociétés qui auraient été coupables de telles manipulations auraient fait l’objet de boycott et mises à l’amende. Or, dans le domaine de la science climatique, ces pratiques sont excusées, voire justifiées, au motif qu’elles servent une juste cause.

5/ A qui profite le crime ?

Je ne suis pas un adepte de la théorie du complot. Mais je vois dans l’alarmisme climatique une belle convergence d’opportunismes.

a/ Opportunisme de la gauche radicale qui a rapidement trouvé une occasion de combattre le capitalisme. Depuis plusieurs années, j’avais l’intuition que la gauche marxiste, orpheline de l’URSS depuis la chute du mur de Berlin, avait magistralement rebondi sur la cause climatique pour incriminer nos sociétés occidentales corrompues par une consommation excessive, cause première du réchauffement.
J’en ai aujourd’hui la conviction. Le message est clair et repris par les principaux médias. La RTBF organisait un débat le 6 mars dernier sur le thème « Réchauffement climatique. La faute au capitalisme ? ».

Certaines pancartes arborées par les manifestants du climat sont éloquentes : « Moins de riches, plus de ruches ». « Sauve le climat, taxe un banquier ».
Et Greta Thunberg de s’exclamer : « Notre civilisation est sacrifiée pour permettre à une petite poignée de gens de continuer à gagner des sommes d’argent énormes. Notre biosphère est sacrifiée pour que les riches des pays comme le mien puissent vivre dans le luxe. »

b/ Opportunisme des chercheurs pour bénéficier de subventions ou tout simplement pour garder leur place. En quelques années, le budget global annuel destiné à la climatologie est passé de 170 millions de dollars à plusieurs milliards de dollars.

c/ Opportunisme de nombreux diplomates et fonctionnaires qui se réservent des postes hautement rémunérateurs.

d/ Opportunisme du monde politique  qui a  trouvé dans le sujet un bon moyen de verdir son discours et de récolter des voix. Quelle aubaine pour le monde politique, empêtré dans la gestion laborieuse du réel quotidien, de pouvoir s’ériger en sauveur de la planète. Avec un avantage inestimable : au contraire des mesures politiques ordinaires, leurs actions climatiques ne seront jugées que dans plusieurs dizaines d’années.

e/ Opportunisme du monde industriel qui s’est engouffré dans le juteux nouveau marché d’énergies « renouvelables » tels que l’éolien ou le photovoltaïque. C’est le triomphe du capitalisme vert qui s’assure des profits gigantesques par le seul jeu des subventions.
De manière surprenante, une connivence s’est créée entre les altermondialistes et les nouveaux capitalistes verts.
Cette convergence d’opportunismes en tout genre a pris une telle dimension mondiale que tout retour en arrière est peu probable.

6/ Faut-il avoir peur pour notre avenir ?

Oui, il faut avoir peur.
La véritable question n’est-elle pas : quels enfants allons-nous laisser à notre Terre ?
Je suis inquiet parce que le débat scientifique est confisqué. Tout avis dissident est censuré et leurs auteurs sont menacés. J’y vois l’émergence d’un totalitarisme vert qui va nous imposer non seulement ce qu’il faut faire mais aussi ce qu’il faut penser. Bienvenue chez Orwell version 2048.
Je suis inquiet parce que la rigueur scientifique régresse, parce que l’analyse scientifique cède le pas aux slogans.
Je suis inquiet parce que la science est corrompue par l’idéologie.
Je suis inquiet parce que nos jeunes n’ont plus la faculté de se faire une opinion par eux-mêmes, parce qu’ils ont perdu tout le sens critique dont ils faisaient preuve en mai 68.

Je suis inquiet du danger que les politiques climatiques font peser sur notre avenir,

  • Parce que on va nous imposer une culture de l’interdit : voyages en avion, voitures personnelles, chauffage au mazout, maisons individuelles, consommation de viande sont, sans équivoque, dans le collimateur des zélotes du climat [23];
  • Parce que les politiques que l’on va mettre en place sont aussi ruineuses [24] (89 000 milliards de dollars) qu’inutiles.  Au mieux, les coûteuses politiques européennes limiteraient le réchauffement à… 0,006° C [25].
Notes

[1] Les 0,092 °C et les 0,05° C du GIEC illustrent la difficulté de produire des mesures de température homogènes. L’essentiel est ici de constater que le réchauffement est insignifiant.

[2]John Christy’s testimony to congress.

[3]Rapport AR5 de 2013 http://www.climatechange2013.org/images/uploads/WGIAR5_WGI-12Doc2b_FinalDraft_Chapter02.pdf

[4]http://thoughtleadership.aonbenfield.com/Documents/20150113_ab_if_annual_climate_catastrophe_report.pdf

[5]Belgotopia.com

[6]Courbes du Danish Meteorological Institute.

[7]https://www.nbcnews.com/mach/science/key-greenland-glacier-growing-again-after-shrinking-years-nasa-study-ncna987116

[8]https://www.nasa.gov/feature/goddard/nasa-study-mass-gains-of-antarctic-ice-sheet-greater-than-losses

[9]https://www.nature.com/articles/s41467-018-04421-3

[10]Susan Crockford, “Science, optimism, and the resilience of polar bears in an ever-changing Arctic”. January 15, 2018. https://polarbearscience.com/2018/01/15/science-optimism-and-the-resilience-of-polar-bears-in-an-ever-changing- arctic/ et The Polar Bear catastrophe that never happened”2019 ISBN de l’édition imprimée : 0993119085.

[11]https://www.nature.com/articles/s41467-018-02954-1

[12]Mörner, N.A., 2016. Rates of sea level changes – A clarifying note. Int. J. Geosciences 7, 1318-1322 – Mörner, N.A., 2017

[13]https://fr.wikipedia.org/wiki/Ross_McKitrick

[14]Legates, D.R., Soon, W., Briggs, W.M., Monckton of Brenchley, C., 2015. Climate consensus and “misinformation”: a rejoinder to agnotology, scientific consensus, and the teaching and learning of climate science

[15]François Gervais, 2018. L’urgence climatique est un leurre, cfr. notes fin de chapitre 1, 302 pages et le site  notrickszone.com

[16]https://belgotopia.com/2015/10/10/550-scientifiques-giecosceptiques/

[17]Sur le fonctionnement du GIEC, voir les ouvrages de Drieu Godefridi « Le GIEC est mort, vive la science » et Donna Laframboise « The Delinquent Teenager ».

[18]http://www.science-climat-energie.be/2019/03/14/exagerations-climatiques-extremes/

[19]Entre autres : http://co2thetruth.e-monsite.com/pages/francais/resumons-comment-le-giec-s-est-discredite-par-ses-manipulations-politico-ecologiques.html

[20]https://wattsupwiththat.com/climategate/

[21]http://realclimatescience.com/2017/08/smoking-gun-of-fraud-at-noaa-2/http://notrickszone.com/2017/01/30/robust-evidence-noaa-temperature-data-hopelessly-corrupted-by-warming-bias-manipulation/ http://stevengoddard.wordpress.com/2015/07/25/biggest-fraud-in-science-history-the-nasanoaa-surface-temperature-record/

[22]http://science.sciencemag.org/content/suppl/2010/05/09/328.5979.689.DC2

[23]  Voir le site Novethic.fr « Comment s’aligner sur une trajectoire de 1,5 °C ? »

[24]89 000 milliards de dollars jusqu’en 2030 selon la Banque Mondiale http://www.worldbank.org/en/news/feature/2015/04/18/raising-trillions-for-climate-finance

[25] En effet, supposons que les thèses du GIEC soient exactes. L’UE prévoit de réduire de 20% nos émissions de CO2 pour 2020, afin de sauver la Planète.
La part de CO2 anthropique mesurée dans l’atmosphère est faible : 5% de 400 ppm, soit 20 ppm. La fraction d’origine européenne est de 11%, soit 11% de 5%=0,55 %.
La réduire de 20% la fera donc passer de 0,55% à 0,45% en 2020.
Et cela conduirait à un impact (selon le GIEC) de 20%*11%*5%=0,1%, donc une limitation du réchauffement de 0,001 à 0,006°C, ce qui est non mesurable. https://blogs.mediapart.fr/jean-pierre-bardinet/blog/151016/l-ideologie-du-rechauffisme-le-plus-grand-scandale-de-notre-epoque.

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Texte reproduit avec l'autorisation du Comité éditorial de S.C.E. :
http://www.science-climat-energie.be/2019/06/21/carte-blanche-faut-il-ceder-a-lhysterie-climatique/#more-5296 
(Mis en ligne le 30 Juin  2019)


 

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