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Les prix agricoles tombés à leurs plus bas niveau depuis juillet 2010

Référence de l'article : DA4424
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Les prix agricoles tombés à  leurs plus bas niveau depuis juillet 2010
écrit par la Direction des statistiques de la FAO,(13 mars 2015)

L'Indice FAO des prix des produits alimentaires s'est établi en moyenne à 179,4 points en février 2015, en baisse de 1,8 point (1,0 pour cent) par rapport à janvier, et de 29 points (14,0 pour cent) par rapport à février 2014. Les prix des céréales, de la viande et, surtout, du sucre, ont chuté le mois dernier. Ceux des huiles sont restés stables et ceux des produits laitiers ont fortement rebondi. L'indice est en baisse depuis avril 2014. Aujourd'hui, il a atteint son plus bas niveau depuis juillet 2010.



(Source: FAO) 

L'Indice FAO des prix des céréales s'est établi en moyenne à 171,7 points en février, en baisse de 5,6 points (3,2 pour cent) par rapport à janvier. Les prix du blé, des céréales secondaires et du riz ont tous baissé, mais ce sont ceux du blé qui ont connu la baisse la plus forte, ce qui s'explique par l'amélioration continue des perspectives de production de cette céréale pour 2015, alors que les réserves mondiales sont déjà bien fournies. Les prix du maïs, céréale en concurrence avec le blé de moindre qualité dans l'alimentation animale, ont également baissé. Les prix du riz ont été plus stables, puisque des hausses importantes des cours du riz aromatisé ont compensé en partie la baisse des prix des autres catégories de riz.


  (Source: FAO) 


L'Indice FAO des prix des huiles végétales s'est établi en moyenne à 156,6 points en février, en légère hausse (0,4 pour cent) par rapport à janvier. Cette légère hausse est due à l'augmentation des prix de l'huile de palme, qui s'explique par les inondations qui ont récemment ralenti la production en Malaisie et par la perspective d'une forte augmentation de la consommation en Indonésie en raison d'une hausse des subventions, dans ce pays, pour le biodiesel. Cependant, la hausse de l'indice a été freinée par la baisse continue des prix de l'huile de soja, qui s'explique par des disponibilités exportables plus importantes que prévu et par la perspective de récoltes record de soja en Amérique du Sud.
 
L'Indice FAO des prix des produits laitiers s'est établi en moyenne à 181,8 points en février, en hausse de 8 points (4,6 pour cent) par rapport à janvier; il s'agit de la première hausse de cet indice depuis février 2014. Ce sont les prix du lait entier en poudre qui ont le plus augmenté, suivis par les prix du lait écrémé en poudre et du beurre. Les cours du fromage sont restés inchangés. La hausse soudaine des prix mondiaux des produits laitiers s'explique principalement par la chute de la production de lait en Nouvelle-Zélande (due à la sécheresse) et par l'offre limitée à l'exportation en Australie. Par ailleurs, il est mis un frein à la production laitière dans l'Union européenne dans son ensemble pour éviter les pénalités de dépassement de quotas, la période de 12 mois pour le calcul des quotas (avril à mars) arrivant à son terme, ce qui contribue aussi à ce regain des prix.
 
L'Indice FAO des prix de la viande* s'est établi en moyenne à 187,4 points en février, en baisse de 2,8 points (1,4 pour cent) par rapport à sa valeur révisée de janvier. Cette diminution est due à la baisse des cours de la viande bovine et de la viande ovine. Les prix de la volaille sont restés inchangés et ceux de la viande de porc se sont redressés après une baisse de huit mois consécutifs. La dépréciation de la monnaie face au dollar des États-Unis et l'abondance de l'offre ont fait chuter les cours à l'exportation du bœuf australien et devraient aussi peser sur les prix du bœuf brésilien pour février (publiés mi-mars). À l'inverse, l'annonce de l'ouverture d'une aide au stockage privé, financée par l'Union européenne, a fait grimper les prix à l'exportation de la viande de porc européenne.
 
L'Indice FAO des prix du sucre s'est établi en moyenne à 207,1 points en février, en baisse de 10,6 points (4,9 pour cent) par rapport à janvier. Cette baisse s'explique principalement par l'amélioration des perspectives de récolte au Brésil, premier producteur et exportateur de sucre au monde, à la suite des pluies tombées récemment dans la principale zone de production du pays. Par ailleurs, la dépréciation continue de la monnaie brésilienne (le réal) face au dollar des États-Unis et le fait que l'Inde ait annoncé qu'elle allait octroyer une subvention à l'exportation pour dynamiser les ventes de sucre à l'étranger ont également contribué à la chute des cours internationaux du sucre.
 
À la différence des autres catégories de produits, la plupart des prix utilisés pour calculer l'Indice FAO des prix de la viande ne sont pas disponibles au moment où l'Indice général est calculé et publié; c'est pourquoi la valeur de l'Indice des prix de la viande concernant les mois les plus récents est obtenue en panachant des projections chiffrées et des prix avérés. Cette circonstance peut parfois donner lieu à des révisions non négligeables de la valeur finale de cet indice, lesquelles peuvent, par la suite, impliquer une modification de la valeur de l'Indice FAO des prix des aliments.
 
(Mis en ligne le vendredi 13 Mars 2015)

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