Se connecterS'abonner en ligne

Les engrais à la hausse : Potash Corp. of Saskatchewan devrait en profiter

Référence de l'article : CA1707
ImprimerEnvoyer par mailLinkedInTwitterFacebook
écrit par Charles ECALLE,Directeur Général,SIBYL CAPITAL

Tout d'abord, permettez-moi de commencer cette chronique en vous présentant à tous, ainsi qu'à vos proches, mes vœux de bonheur et de sérénité pour cette nouvelle année !

Plus que jamais je suis convaincu que les politiques monétaires actuelles, dont l'énergie déployée n'a pas d'équivalent historique, augmentent sensiblement les niveaux de risque d'investissement. La période actuelle a ceci de particulier : l'état d'esprit dominant est celui qui prévaut après une forte destruction de valeur des portefeuilles alors que les marchés sont entraînés dans des spirales ascendantes ! Le pessimisme et la peur dominent chez les investisseurs car ils sont parfaitement conscients des difficultés financières et économiques des nations occidentales, de leurs dysfonctionnements politiques, du ralentissement de la Chine ou de la croissance des tensions géopolitiques. En termes de ressorts psychologiques, on ne peut évidemment pas parler de complaisance vis-à-vis du risque de la part des investisseurs comme lorsqu'on se trouve à l'apogée d'une bulle spéculative, précisément là où le risque de catastrophe financière est au plus haut. Non, ils sont parfaitement conscients des risques mais ils agissent comme s'ils ne les voyaient pas. Ce sont des volontaires aux mains menottées ! C'est précisément cette attitude de tolérance au risque, forcée par la politique de taux d'intérêt bas, qui a un impact dangereux sur les marchés, même en l'absence de complaisance vis-à-vis du risque. Puisque les rendements des investissements « sûrs » ou considérés comme tel (comme les bonds du Trésor US) sont si bas, les investisseurs cherchent à obtenir des rendements plus élevés avec des investissements plus risqués (comme les high yield bonds) dans l'espoir de satisfaire leurs besoins ou leurs anciens impératifs de rendement. Se faisant, ils font des investissements plus risqués et moins profitables à terme (car le prix des actifs s'apprécie fortement). Cette période troublante, où le pessimisme ambiant et la peur ne signifie plus faible niveau de risque sur les marchés (car le prix des actifs serait alors fortement déprécié), est donc à appréhender avec une très grande prudence.

Les indices actions américains avaient un air de « déjà-vu » à l'ouverture lundi 1er janvier 2013. Comme en 2012, les indices américains ont commencé l'année par des « gaps up » significatifs. On rappellera seulement qu'après avoir testé le comblement du gap quelques jours plus tard, le S&P500  est entré dans une spirale ascendante sans jamais revenir tutoyer ce point bas, même de loin. Conformément à la tactique décrite le 23 novembre 2012, et comme validé le 14 décembre 2012 par l'évolution du S&P500, nous allons reprendre les recommandations liées à la thématique agricole. Étant donné le niveau des indices actions aujourd'hui, il faut bien entendu comprendre que le niveau de risque à supporter est désormais plus élevé. Il nous faut prendre un train déjà en marche !

Dans l'univers des valeurs cibles de notre thématique fétiche, la recherche sous contrainte d'une valeur propice à l'investissement s'est orientée vers les actions dépréciées. Le 17 novembre 2012, une petite intrusion en amont de la chaîne de valeur agricole (Investir sur Mosaïc – MOS au NYSE)  a permis de mettre en évidence une situation fondamentale particulièrement avantageuse dans le secteur des producteurs de potassium. En résumé, la hausse de la population, les changements d'habitude de consommation, la diminution des terres agricoles, les problèmes de sécheresse et les changements climatiques, vont pousser la demande de potassium et les prix à la hausse alors que le produit ne souffre pas de substitut possible, que les réserves sur terre sont limitées et que le secteur est tenu par une poignée de producteurs dont l'intérêt est de s'entendre.

La recommandation de la semaine porte sur Potash Corp. of Saskatchewan (POT au NYSE)

Potash Corp. of Saskatchewan est le plus gros producteur au monde d'engrais en volume, produisant les trois éléments nutritifs de base : l'azote (N-Nitrate), le phosphore (P-Phosphate) et le potassium (K-Kalium ou potasse). En tant que premier producteur mondial de potasse, POT compte pour 20 % des capacités globales. Potash Corp. possède et exploite cinq mines dans le Saskatchewan et une dans le New Brunswick. POT est une entreprise internationale et un acteur clé idéalement positionné pour faire face à une demande globale en forte croissance.

Comme toujours, observons l'évolution du cours de POT.

Après la chute spectaculaire de fin 2008 de plus de 80 % de sa valeur, Potash Corp. of Saskatchewan a entamé un mouvement en 3 temps. Entre fin 2009 et début 2011, le cours a été multiplié par 4 avant une correction de 40 % pendant 2011. En 2012, POT a latéralisé dans un trading range étroit de 10$ sur la base d'une zone de support à 40$. Maintenant, Potash Corp. of Saskatchewan est prêt pour une nouvelle ascension vers 55$ avant d'aller chercher son plus sommet historique.


(Mis en ligne le Vendredi 11 Janvier 2013)
Articles similaires
Les coffres-forts qui conservent les graines de...La mère de l'écologie américaine...Les dégâts écologiques du Veganisme, tels que...La guerre des prix agricoles fait rage, de la...La disparition du vrai foie gras artisanal,...Comment résoudre les crises agricoles, dans la...De l’agriculteur au consommateur : la guerre des...Crise des éleveurs : le paysan est aussi un...Pourquoi les prix de l'alimentaire vont...Accaparement des terres agricoles : est-ce un...Les prix agricoles tombés à leurs plus bas...Comment faire pour augmenter la production...2014, une année record pour la production...Barrage Sivens: jacobinisme et libéralisme, les...Des conditions favorables stimulent la production...Comment le caféier fabrique la caféine :...Vous ignorez probablement que les pesticides ont...Construire la résilience en vue d'une...Comment nourrir la Planète avec moins...Abeilles : mais de quelle catastrophe parlez-vous...Le cartel de la potasse s’écrouleAgriculture : le Qatar lance la sienne en plein...Hausse de 6,5% de la production céréalière à 2,5...L’envolée des grains, maïs compris : Round IIHausse de la production agricole nord-coréenneDBA : pour jouer le démarrage d’un long trend...Tour du monde du marché de la BananeArt’s-Way Manufacturing va bénéficier de...Tour du Monde de la culture du TabacIPI, ou de la dynamite dans le secteur des mines...Origin Agritech : la mêche est allumée…Lait et produits laitiers : des marchés mondiaux...Les agriculteurs vont devenir riches et acheter...FAO : net ralentissement de la croissance de la...Investir dans les terres agricoles :...Et si les prix actuels du blé étaient faux ?La consommation de viande ovine baisse...La Thaïlande accumule les stocks de riz en...Les experts réclament de nouvelles études sur les...L’agriculture allemande produit davantage, malgré...Viande bovine : qui consomme ? Qui exporte ? Qui...Les agriculteurs vont devenir riches et acheter...« Sans phosphore, pas de vie sur Terre »L'eau et les terres vaudront de l'or !« The daily 236 000 » : Bunge est prêt pour...Classement Mondial des Pays producteurs de VinProtégez-vous contre l'inflation des...La Russie évoque un sommet du G20 sur...Tour du monde des Pays producteurs de caféL’Union européenne en tête de la production, mais...L’invasion d’insectes ravageurs dans le nord de...Phosphates et potasse, ou la ruée vers l’or......